La suite.
Pour enfoncer le clou, les historiens ont indiqué que : "
jusqu'au XIXème siècle, cet animal ne posait pas de problème particulier sur les bateaux."
Il fallait donc chercher ailleurs.
Les scientifiques qui ont fait des recherches sur les légendes et superstitions ont maintenant la conviction que, contrairement aux "rationalistes" du passé, il faut voir le côté
symbolique de ces légendes et superstitions.
Pratiquement toutes les légendes et superstitions ont donc été créées et ont perduré pour leur côté symbolique.
Ils sont donc retournés au désamour l...n-bateau.
Quelle est la symbolique du l...n ???
Pour utiliser un terme religieux : la fornication à tout va (les lecteurs de "Playboy" ne me contrediront pas).
Le début du XIXème, c'est la fin des utopies révolutionnaires et l'avènement de Napoléon.
Napoléon va remettre de l'ordre dans ce "bazar" révolutionnaire :
- les hommes doivent se concentrer sur le nouveau but de leur vie : obéir aux ordres, se sacrifier pour la patrie et la gloire de l'Empereur.
Rien ne doit les détourner des objectifs fixés par l'Empereur.
Si on vit une amourette, si on pense à celle restée au pays, on sera faible et on hésitera au sacrifice suprême.
- les femmes doivent fermer leurs salons qui, dès le Siècle des Lumières, leur permettaient de philosopher, de s'ouvrir au monde, bref de s'émanciper.
Napoléon a d'autres objectifs pour elles : rentrer chez elles pour tenir la maison et, surtout, engendrer les futurs soldats des guerres nécessaires pour conquérir le monde.
En résumé :
- il ne faut rien à bord, qui puisse rappeler qu'il existe à terre, des compagnies plus agréables que les boulets de canon.
- pas de l...ns fornicateurs
"Ca porte malheur sur un bateau !"
- pas de femmes
"Ca porte malheur sur un bateau !"
Cette superstition a-t-elle encore lieu d'être, à un époque où Florence Arthaud (une femme) a gagné la Routhe du Rhum sans que son bateau ne coule à pic.
A une époque où la nation s'émeut (avec raison je trouve) de la mort de quelques soldats en Afrique.
Bof.
A chacun de voir.
C'est pourquoi le mot "l...n" n'est jamais écrit en entier dans ce petit laïus.
Fin de l'exposé.

Marin de marée basse.