safran en CP
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- wedell
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Joli blog. Quelle misère, une vie comme ça!....
Pour en revenir au sujet, je sais que je vais encore passer pour un vieux [censuré] (cong) mais j'aimerais attirer l'attention sur les faits suivants:
Le Bossé a une densité de 0.65 et le CTBX de 0.56 (celui que j'ai à l'atelier).
Le safran dont on parle,1.40x0.30x0.03, ne devrait pas dépasser un volume de 10 litres une fois mis en forme. Ce qui donne une difference de 900 grammes entre les deux materiaux. Si on conserve un encadrement en bois dur et qu'on stratifie, le gain de poids frise le ridicule si tant est qu'il y en ait encore un.
Et c'est considérablement plus de boulot que de raboter une planche. (on peut d'ailleurs coller ensemble deux planches de 15 pour plus de stabilité).
Pour en revenir au sujet, je sais que je vais encore passer pour un vieux [censuré] (cong) mais j'aimerais attirer l'attention sur les faits suivants:
Le Bossé a une densité de 0.65 et le CTBX de 0.56 (celui que j'ai à l'atelier).
Le safran dont on parle,1.40x0.30x0.03, ne devrait pas dépasser un volume de 10 litres une fois mis en forme. Ce qui donne une difference de 900 grammes entre les deux materiaux. Si on conserve un encadrement en bois dur et qu'on stratifie, le gain de poids frise le ridicule si tant est qu'il y en ait encore un.
Et c'est considérablement plus de boulot que de raboter une planche. (on peut d'ailleurs coller ensemble deux planches de 15 pour plus de stabilité).
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
- sly
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Salut Wedell,
Que préconniserais-tu comme bois pour une dérive d'un canot léger (160 kg) ? Au départ, je pensai le faire en contreplaqué, mais je me suis dit que la moitié des fibres ne travailleraient pas dans le bon sens.
A la base, je pensai faire une dérive comme sur les europes ou les opti de compétition : Un lattage dans un bois dur, genre chêne ou autre. J'ai des tassaux d'angélique, et un bataind d'amarante... je pensai alterner les deux, et recouvrir d'un tissus stratifié à l'epoxy.
A+
Que préconniserais-tu comme bois pour une dérive d'un canot léger (160 kg) ? Au départ, je pensai le faire en contreplaqué, mais je me suis dit que la moitié des fibres ne travailleraient pas dans le bon sens.
A la base, je pensai faire une dérive comme sur les europes ou les opti de compétition : Un lattage dans un bois dur, genre chêne ou autre. J'ai des tassaux d'angélique, et un bataind d'amarante... je pensai alterner les deux, et recouvrir d'un tissus stratifié à l'epoxy.
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Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
- wedell
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C'est sûr que Angelique plus amarante, ça va être raide et l'empilage de tasseaux est une bonne methode, mais ça va être lourd. La strat n'est utile que si c'est une dérive pivotante . Pour une dérive sabre qu'on peut sortir quand on veut, je ne pense pas que ça en vaille la peine
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
- sly
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c'est effectivement une dérive pivotante. Concernant le poids, cela n'est pas trop grave là ou c'est placé, et puis cela evitera de la lesté par du plomb pour quelle est un poids nul dans l'eau.
Pourquoi faudrait-il stratifié une dérive pivotante et pas une dérive sabre ?
Si c'est pour un problème d'abrasion dans le puit, je pensais utilisé des "patins" en teflon pour limiter le frottement et avoir une "pièce d'usure".
Pourquoi faudrait-il stratifié une dérive pivotante et pas une dérive sabre ?
Si c'est pour un problème d'abrasion dans le puit, je pensais utilisé des "patins" en teflon pour limiter le frottement et avoir une "pièce d'usure".
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
- ronanm
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LA VACHE! Euh, LES ÉLÉPHANTS!! (je parle du blog)
L'intérêt du safran composite massif-contreplaqué n'est pas trop dans le gain de poids (quoique 900g à 4 m du CG, cela fasse quand même 3,6 kg/m), mais plutôt dans un meilleur contrôle de la symétrie et un gain en résistance: j'ai fendu sur toute sa hauteur un gouvernail de muscadet en massif dans un départ au lof, le bateau restait gouvernable mais pas dans des surfs à 12 noeuds. Pour arriver à la même résistance en massif, il faudra cheviller (en inox ou en galva). Outre la difficulté de percer droit dans de si faibles épaisseurs, le gain de poids devient évident et constatable.
Pour répondre à sly: À part pour une dérive sans commande de descente (bout ou autre): on ne leste pas, la flottabilité positive de la dérive peut contribuer à réduire la surface mouillée!
Je ne suis pas pour la stratification d'une dérive pivotante: le bord d'attaque et les flancs s'usent à l'échouage et en eaux chargées, c'est caché, on ne contrôle rien avant qu'il ne soit trop tard!
L'intérêt du safran composite massif-contreplaqué n'est pas trop dans le gain de poids (quoique 900g à 4 m du CG, cela fasse quand même 3,6 kg/m), mais plutôt dans un meilleur contrôle de la symétrie et un gain en résistance: j'ai fendu sur toute sa hauteur un gouvernail de muscadet en massif dans un départ au lof, le bateau restait gouvernable mais pas dans des surfs à 12 noeuds. Pour arriver à la même résistance en massif, il faudra cheviller (en inox ou en galva). Outre la difficulté de percer droit dans de si faibles épaisseurs, le gain de poids devient évident et constatable.
Pour répondre à sly: À part pour une dérive sans commande de descente (bout ou autre): on ne leste pas, la flottabilité positive de la dérive peut contribuer à réduire la surface mouillée!
Je ne suis pas pour la stratification d'une dérive pivotante: le bord d'attaque et les flancs s'usent à l'échouage et en eaux chargées, c'est caché, on ne contrôle rien avant qu'il ne soit trop tard!
- wedell
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Personnellement, je ne stratifie jamais rien. L'idée d'enfermer une matière vivante dans une enveloppe imperméable me met mal à l'aise. C'est come ça. Mais, même si je ne le fais pas, je reconnais au "plastique" quelques avantages dans la protection des puits de dérive et des dérives qui vont dedans. C'est vraiment l'endroit à problème dans un bateau: toujours entre deux eaux, mal aeré, sujet aux chocs, à l'abrasion et aux efforts importants.
Plastif ou pas, c'est un coin à surveiller régulièrement, de toute façon.
Ronanm, j'ai pas compris ton post sur le muscadet.
Plastif ou pas, c'est un coin à surveiller régulièrement, de toute façon.
Ronanm, j'ai pas compris ton post sur le muscadet.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
- ronanm
- Capitaine de bateau lavoir

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Pour la stratif autour des puits de dérive, tout ce que j'ai vu a très mal vieilli: le sable finit toujours par avoir raison du tissu de verre, l'eau s'infiltre entre le plastique et le bois qui se met à pourrir joyeusement surtout en eau douce. Je préfère une solution tout bois avec traitement fongicide ou tout métal (sans doute le mieux) ou tout plastique.
Pour mes aventures muscadesques: j'avais acheté un muscadet pas tout jeune mais superbement repeint. Un jour, je me suis retrouvé dans un petit coup de vent au portant. Je voulais connaître les joies des surfs avec le speedo bloqué à douze noeuds, j'ai donc gardé un peu de toile (foc 2 et deux ris). dans un gros grain, je suis parti au lof assez sérieusement, j'ai senti un craquement dans la barre... À la sortie suivante, j'ai perdu la partie arrière du safran, ce qui est assez désagréable. Depuis, je me méfie des safrans en massif, surtout s'ils ne sont pas renforcés par des goujons...
Pour mes aventures muscadesques: j'avais acheté un muscadet pas tout jeune mais superbement repeint. Un jour, je me suis retrouvé dans un petit coup de vent au portant. Je voulais connaître les joies des surfs avec le speedo bloqué à douze noeuds, j'ai donc gardé un peu de toile (foc 2 et deux ris). dans un gros grain, je suis parti au lof assez sérieusement, j'ai senti un craquement dans la barre... À la sortie suivante, j'ai perdu la partie arrière du safran, ce qui est assez désagréable. Depuis, je me méfie des safrans en massif, surtout s'ils ne sont pas renforcés par des goujons...
- alien
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Harlé avait la manie de dessiner des safrans déportés vers l'arrière avec l'extrémité droite .
Ça fait plus joli sur les plans mais :
- ça augmente le couple de torsion
- ça rend la barre plus dure
- si il y a un moteur HB, le safran touche l'hélice
Un petit frère revu et corrigé (en CTBX) :
(le nouveau et l'ancien)

Le jour et la nuit !
Beaucoup plus efficace et agréable (mais c'est peut être grace à l'époxy miam miam)
Ça fait plus joli sur les plans mais :
- ça augmente le couple de torsion
- ça rend la barre plus dure
- si il y a un moteur HB, le safran touche l'hélice
Un petit frère revu et corrigé (en CTBX) :
(le nouveau et l'ancien)

Le jour et la nuit !
Beaucoup plus efficace et agréable (mais c'est peut être grace à l'époxy miam miam)
des solutions simples pour se compliquer la vie
- ronanm
- Capitaine de bateau lavoir

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Eeeh oui, désolé Wedell! tu as mille fois raison: quand on est suffisamment habile de ses dix doigts ( ou 9, ou moins, les charpentiers qui partent en retraite avec tous leurs doigts ne sont pas si nombreux), on n'a que faire du plastoc, sauf pour éventuellement gagner du poids ou remplacer des renforts métalliques.
Alien, suite à cet incident, j'ai moi aussi adopté un safran elliptique: cela permet de rapprocher le centre de poussée de l'axe des aiguillots j'ai cependant gardé une certaine quête vers l'arrière, c'est un gage de stabilité, ce qui manque cruellement à un muscadet dépourvu d'aileron.
Après un premier essai en contreplaqué CTBX qui a cassé au ras de la ferrure du fémelot inférieur (c'était attendu, je voulais comparer la rupture effective avec le calcul du moment de torsion idéal), j'ai réalisé le second en bossé chevillé en travers du fil avec des pointes galva de 110 étêtées puis enduit de G4 et stratifié polyester (1 roving 200 + 1 mat 400 + 1 roving 200).
Si le bateau était encore de ce monde (il a coupé ses aussières avec le propriétaire suivant et est venu se disloquer sur les roches de l'île verte à Locquirec), je pense que le safran serait encore là, à condition de le décaper régulièrement pour veiller à la moindre trace de pénétration d'eau: Le plastibois est à ce prix!
C'est plus tard que j'ai envisagé des appendices composites bois massif-contreplaqué.
Edit: je me souviens maintenant que pour garder un centre de dérive proche de l'axe avec une inclinaison du safran intéressante, je l'avais compensé. Cela obligeait, pour le mettre en place, à le descendre parallèlement au tableau et à monter la barre après coup, mais quel gain en confort et en stabilité! Pour la question du safran qui gêne le hors-bord, ce sont les plus gênés qui s'en vont, je me demande ce qu'un truc aussi puant et inutile vient faire sur un bateau de la classe du muscadet!
Alien, suite à cet incident, j'ai moi aussi adopté un safran elliptique: cela permet de rapprocher le centre de poussée de l'axe des aiguillots j'ai cependant gardé une certaine quête vers l'arrière, c'est un gage de stabilité, ce qui manque cruellement à un muscadet dépourvu d'aileron.
Après un premier essai en contreplaqué CTBX qui a cassé au ras de la ferrure du fémelot inférieur (c'était attendu, je voulais comparer la rupture effective avec le calcul du moment de torsion idéal), j'ai réalisé le second en bossé chevillé en travers du fil avec des pointes galva de 110 étêtées puis enduit de G4 et stratifié polyester (1 roving 200 + 1 mat 400 + 1 roving 200).
Si le bateau était encore de ce monde (il a coupé ses aussières avec le propriétaire suivant et est venu se disloquer sur les roches de l'île verte à Locquirec), je pense que le safran serait encore là, à condition de le décaper régulièrement pour veiller à la moindre trace de pénétration d'eau: Le plastibois est à ce prix!
C'est plus tard que j'ai envisagé des appendices composites bois massif-contreplaqué.
Edit: je me souviens maintenant que pour garder un centre de dérive proche de l'axe avec une inclinaison du safran intéressante, je l'avais compensé. Cela obligeait, pour le mettre en place, à le descendre parallèlement au tableau et à monter la barre après coup, mais quel gain en confort et en stabilité! Pour la question du safran qui gêne le hors-bord, ce sont les plus gênés qui s'en vont, je me demande ce qu'un truc aussi puant et inutile vient faire sur un bateau de la classe du muscadet!
- ronanm
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Le G4 est un primaire d'accrochage pour le polyester sur bois, métal ou autres (ciment, brique, pierre..). C'est aussi un "saturateur" pour bois, meilleur à mon avis que l'époxy. Il permet de coller du polyester sur du bois: pour que ça marche, il faut stratifier sur le G4 en cours de polymérisation. Tu trouveras de nombreux sujets traitant du G4, de ses amoureux et de ses détracteurs sur le site
