Après quelques tours qui m'ont ravi et un déménagement près dunautre grand lac, Corisco coule de beaux jours à l'abri, en attendant que mes filles soient assez grandes pour apprendre à naviguer avec.
Le balancier est passé du côté babord (To a eu la bonne idée de le mettre à tribord, ce qui facilite le contrôle de l'écoute avec la main droite mais je voulais le faire à la polynésienne, où l'ama (comme on dit) est du côté du cœur du bateau (notez que tribord veut dire côté gouvernail). Pour les iatos (connecteurs), je viens de récupérer un vieux wishbone de planche à voile dont les deux bras feront parfaitement l'affaire (plutôt que les bambous, trop fragiles, que j'ai employés en 2021. Une voile de sunfish en gréement hawaïen propulse le tout.
Ce n'est qu'une fois que j'ai pu gagner en expérience et en connaissances que j'ai su réellement apprécier le travail de To: le puits de dérive, le gouvernail, tout est simple et extrêmement bien conçu et fait. Corisco a gardé son nom et même son odeur. Je n'ai pas non plus pu me séparer de la voile old school couverte d'ocre, qui saura, un jour, servir à nouveau.
Grâce à cette pirogue, je ne suis fait la main et j'ai été mordu par ces bateaux efficaces, splendides et qui attirent autant de sympathie qu'un bus VW à la fête de l'huma ^^.
Depuis la fin d'été passé, une autre pirogue a rejoint la famille et Corisco a un frère: un prao amphidrome de 6 mètres nommé Mataŋi que je vais présenter dans un autre post. D'ici un an, ma fille aînée naviguera avec
Tout cela grâce à To. Merci à toi
