Sur mon premier superyacht j'avais fait des listons/cale-pieds en iroko simplement vissés dans la serre bauquière.
De l'Iroko ? par ce que je l'avais sous la main.
Pourquoi ? par ce que j'en avais marre de revernir tous les ans les cale pieds et les listons en acapasjouSipo verni.
De toute façon un liston verni c'est de la folie. Faut laisser ça aux navigateurs de bassin.
Dans le désordre :
- le lest
ponçage, brossage, c'est bien pour avaler de la poussière toxique.
pour un vrai décapage il n'y a que le sablage (SA3 avec revêtement de protection immédiat)
on a jamais vu de voiles de lest en fonte se rompre à cause de la rouille qui n'est que superficielle.
les traitements à base d'acide phosphorique transforment les oxydes en phosphates.
au lieu d'être marron c'est noir mais ... ce n'est pas plus adhérent.
quand il y aura quinze couches d'antifouling (quelle que soit la couleur) tu ne verras plus de rouille sauf si tu tapes dans un caillou.
- la strate
C'est le seul moyen de rendre du ctp presque immortel.
Pour le pont et le roof c'est indispensable.
Un bon joint congé le long des hiloires complété par une bande de bibiais 300g/m².
C'est la garantie de dormir au sec et d'éviter les pourritures sournoises.
Il faut absolument protéger les chants du CTP du pont . C'est par les chants que tout périt!
- à l'intérieur
il y a deux choses à éviter :
l'accumulation d'eau douce sur les lisses et les serres.
l'eau douce peut provenir d'infiltrations mais aussi de condensation.
Pendant l'hivernage un bateau exposé au soleil d'un bord et à l'ombre de l'autre peut se transformer en machine thermodynamique.
D'un coté ça évapore, de l'autre ça condense.
Infiltration ou condensation, quand l'eau douce arrive dans les pieds de cloison, les meilleurs CTP ne résistent pas .
Bon courage
