Après une bonne nuit au mouillage,
je repars le lendemain à l'est, passage au sud de l'île de Tomé puis navigation jusqu'à Port Blanc.
Que c'est beau
Pique-nique sur la plage, une petite baignade dans les eaux claires de Port Blanc, et c'est le retour vers Ploumanach. À l'aller j'étais au près, au retour je suis logiquement vent arrière, je m'installe confortablement au fond du cockpit, les doigts de pieds en éventail et me laisse pousser tranquillement, en m'attendant à un retour rapide.
Je choisis la ligne droite, par le nord de Tomé, mais au bout d'un (ou deux) moment, je trouve que l'île est toujours à la même place, malgré le sillage qui me faisait croire à une belle progression. Le petit vent arrière ne suffit pas à étaler le courant de face, et vers 18h c'est encore la pétole, je ressors les avirons et tire sur le manche pendant 2 heures, jusqu' à l'étale ou j'avance enfin, et encore une fois c'est vers 21h que je jette l'ancre à Ploumanach, avec des ampoules aux mains deux fois plus grosses que la veille.
Le lendemain, c'est déjà la fin de la croisière, avec retour vers Beg Hent pour sortir le bateau de l'eau. Plus de batterie dans le téléphone = plus de photos, et c'est bien dommage car l'île Molène par marée basse est une pure beauté.
Au passage un capitaine sur son voilier me hèle : "Joli bateau, c'est un plan Vivier ?"
- non, c'est un plan Gartside !
- un plan quoi ?
Personne en France ne connaît pas Paul Gartside, il faut que je continue ma propagande pro-Gartside
Je finis par retrouver l'entrée du Léguer (avec une petite hésitation quand même, vive la boussole et les cartes

)
Au final, je n'ai tapé aucun caillou, je n'ai pas éventré mon puits de dérive, et j'ai démystifié cette magnifique côte qui me faisait un peu peur avec tous ces rochers à fleur d'eau. Les petits coef de marée m'ont bien aidés aussi, il était encore possible de remonter les courants.
Bref, trois bonnes journées

Je suis un acrobate masochiste ordinaire.
Accessoirement président de l'asso, modo, webmaster.