Oui mais...et les voiles ?
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Oui mais...et les voiles ?
Bonjour à tous,
Petit nouveau et pas très versé en voile.
J'ai décidé, pour le fun, de construire un petit dériveur en cousu-collé. Histoire de me distraire et de partager un passe-temps sympa avec mes 3 fils.
J'ai choisi le Mudpeep de Devlin Boats. Joli et désuet à souhait, tout moi.
No problem pour le CP et la résine, merci Charles. No problem non plus pour l'accastillage, merci Internet.
Oui mais, et la voile ?
J'ai essayé SailRite, qui a l'air d'avoir les produits qui vont bien, mais bonjour la galère pour les faire venir des US (presque aussi cher que la voile elle-même). Mais impossible de trouver l'équivalent en France ou pas trop loin à tout le moins.
D'où ma question enfin : quelqu'un connaît-il une adresse pour acheter une voile à livarde de 6m², faite ou en kit, et de préférence avec une finition à l'ancienne (couleur crème par exemple) : toujours mon côté désuet, on ne se refait pas.
Question subsidiaire pour départager les ex-aequo : peut-on faire une telle voile en lin ? En toile d'Armentière pour être précis. C'est costaud, peu étirable, dense. Mais peut-être un peu lourd ?
A+ et merci d'avance pour vos réponses,
Stéphane
Petit nouveau et pas très versé en voile.
J'ai décidé, pour le fun, de construire un petit dériveur en cousu-collé. Histoire de me distraire et de partager un passe-temps sympa avec mes 3 fils.
J'ai choisi le Mudpeep de Devlin Boats. Joli et désuet à souhait, tout moi.
No problem pour le CP et la résine, merci Charles. No problem non plus pour l'accastillage, merci Internet.
Oui mais, et la voile ?
J'ai essayé SailRite, qui a l'air d'avoir les produits qui vont bien, mais bonjour la galère pour les faire venir des US (presque aussi cher que la voile elle-même). Mais impossible de trouver l'équivalent en France ou pas trop loin à tout le moins.
D'où ma question enfin : quelqu'un connaît-il une adresse pour acheter une voile à livarde de 6m², faite ou en kit, et de préférence avec une finition à l'ancienne (couleur crème par exemple) : toujours mon côté désuet, on ne se refait pas.
Question subsidiaire pour départager les ex-aequo : peut-on faire une telle voile en lin ? En toile d'Armentière pour être précis. C'est costaud, peu étirable, dense. Mais peut-être un peu lourd ?
A+ et merci d'avance pour vos réponses,
Stéphane
Voile à livarde 6m2 blanche ou couleur tan Vous pouvez trouver ça sur le site d: http://boatplans-online.com/ qui en propose pour son sharpie de 14 pieds ça vaut 310 Dollars plus les frais de port.
Sinon en France compter 400 Euros.
Sinon en France compter 400 Euros.
- ronanm
- Capitaine de bateau lavoir

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Bonjour à tous,
J'ai réalisé plusieurs voiles en amateur, en particulier un jeu de voiles pour un doris portugais de 5 mètres (voile au tierset foc), ça n'est pas très difficile ni très long et quelle satisfaction.
Une voile à livarde est très simple à réaliser: le creux est donné par le rond donné à la chûte en particulier et aux autres côtés dans une moindre mesure.
Il faut utiliser une toile de coton style toile de tente de 250 à 350 g/m², le lin est à proscrire à cause de son poids (surout mouillé) et de ses déformations souvent incontrôlables.
On se reportera en particulier au livre de Georges Devillers (manuel de matelotage... Chasse-marée éditeur), chapitre voilerie, voiles au tiers d'embarcation . Les différences pour une voile à livarde sont
- donner un rond négatif à l'envergure (2%) car elle n'est pas tenue par un espar,
- augmenter le rond positif de la chûte car les tissus actuels sont beaucoup moins serrés que la toile à voile d'antan,
- les tissus étant vendus en 130 à 180 cm de largeur, il faut réaliser plusieurs fausses coutures pour obtenir des laizes de 25 à 50 cm de large pour donner de la tenue à la voile. C'est le plus long et le plus fastidieux; pour vous consoler pensez que certaines voiles de compétitions étaient délaizées en fausses laizes de 15 cm!
Le ralingage demande d'acquérir un petit tour de main. On peut l'éviter, mais se serait dommage, en réalisant des ralingues noyées sous gaine, comme sur des voiles modernes; le contrôle de la forme sera cependant moins bon
Pour ce qui concerne un foc de 5o5, la réalisation en est beaucoup plus complexe; cependant, étant donné sa surface relativement modeste, on peut tenter le coup: l'investissement en temps et en matériel reste acceptable mais le résultat risque de ressembler au croisement entre une carpette et un soutien-gorge !
Pour ce qui est du matériel: une très bonne machine à coudre ou une vieille singer à pédale. Les machines à coudre modernes sont trop complexes pour accepter de coudre huit épaisseur de tissus sans rechigner
Bon courage!!!
PS: on peut se procurer sur la toile le logiciel sailcut de Robert Lainé pour avoir une bonne prévisualisation des voiles et du gréement
J'ai réalisé plusieurs voiles en amateur, en particulier un jeu de voiles pour un doris portugais de 5 mètres (voile au tierset foc), ça n'est pas très difficile ni très long et quelle satisfaction.
Une voile à livarde est très simple à réaliser: le creux est donné par le rond donné à la chûte en particulier et aux autres côtés dans une moindre mesure.
Il faut utiliser une toile de coton style toile de tente de 250 à 350 g/m², le lin est à proscrire à cause de son poids (surout mouillé) et de ses déformations souvent incontrôlables.
On se reportera en particulier au livre de Georges Devillers (manuel de matelotage... Chasse-marée éditeur), chapitre voilerie, voiles au tiers d'embarcation . Les différences pour une voile à livarde sont
- donner un rond négatif à l'envergure (2%) car elle n'est pas tenue par un espar,
- augmenter le rond positif de la chûte car les tissus actuels sont beaucoup moins serrés que la toile à voile d'antan,
- les tissus étant vendus en 130 à 180 cm de largeur, il faut réaliser plusieurs fausses coutures pour obtenir des laizes de 25 à 50 cm de large pour donner de la tenue à la voile. C'est le plus long et le plus fastidieux; pour vous consoler pensez que certaines voiles de compétitions étaient délaizées en fausses laizes de 15 cm!
Le ralingage demande d'acquérir un petit tour de main. On peut l'éviter, mais se serait dommage, en réalisant des ralingues noyées sous gaine, comme sur des voiles modernes; le contrôle de la forme sera cependant moins bon
Pour ce qui concerne un foc de 5o5, la réalisation en est beaucoup plus complexe; cependant, étant donné sa surface relativement modeste, on peut tenter le coup: l'investissement en temps et en matériel reste acceptable mais le résultat risque de ressembler au croisement entre une carpette et un soutien-gorge !
Pour ce qui est du matériel: une très bonne machine à coudre ou une vieille singer à pédale. Les machines à coudre modernes sont trop complexes pour accepter de coudre huit épaisseur de tissus sans rechigner
Bon courage!!!
PS: on peut se procurer sur la toile le logiciel sailcut de Robert Lainé pour avoir une bonne prévisualisation des voiles et du gréement
-
alexandre1er
- Mousse

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Bonjour ronanm,
Tu as réalisé des voiles au tiers en amateur ! Je me tâte un peu pour le faire. Celà dit j'aimerai bien en savoir un peu plus. J'ai déjà lu quelques infos dans un chasse marée.
Le coton n'est pas trop lourd une fois mouillé ?
Y a-t-il des difficultés de conservations (moisissures,...), Il y a-t-il des traitements à effectuer ?
As-tu des conseils sur la taille (forme, courbure,...)
Merci.
Tu as réalisé des voiles au tiers en amateur ! Je me tâte un peu pour le faire. Celà dit j'aimerai bien en savoir un peu plus. J'ai déjà lu quelques infos dans un chasse marée.
Le coton n'est pas trop lourd une fois mouillé ?
Y a-t-il des difficultés de conservations (moisissures,...), Il y a-t-il des traitements à effectuer ?
As-tu des conseils sur la taille (forme, courbure,...)
Comment réalises-tu le ralingage ?Le ralingage demande d'acquérir un petit tour de main. On peut l'éviter, mais se serait dommage, en réalisant des ralingues noyées sous gaine, le contrôle de la forme sera cependant moins bon
Il y a des moments ou il faut coudre 8 épaisseurs ? Quel point utilises-tu ? Avec quel type de fil ?Les machines à coudre modernes sont trop complexes pour accepter de coudre huit épaisseur de tissus sans rechigner
Merci.
Je vous invite à consulter ce blog de la yole de Ness à bord de laquelle je prends régukièrement place.
http://senneville-yole-club.over-blog.com/
http://senneville-yole-club.over-blog.com/
Il y a des jours où on ferait mieux de rester couché. Faute de réponse, j'ai commencé ma voile...avec du lin (environ 300g/m²)...j'y ai travaillé toute la journée...
J'ai utilisé de la toile d'Armentière (de récupération). J'ai coupé de telle sorte que le fil de trame soit vertical, pour limiter la déformation. Je n'ai que deux laizes pour une voile de 5m².
Bref, depuis le post de Ronanm, j'hésite entre continuer et tout recommencer.
(Merci quand même pour un post manifestement bien renseigné).
Faire et défaire, c'est toujours travailler.
J'ai utilisé de la toile d'Armentière (de récupération). J'ai coupé de telle sorte que le fil de trame soit vertical, pour limiter la déformation. Je n'ai que deux laizes pour une voile de 5m².
Bref, depuis le post de Ronanm, j'hésite entre continuer et tout recommencer.
(Merci quand même pour un post manifestement bien renseigné).
Faire et défaire, c'est toujours travailler.
- ronanm
- Capitaine de bateau lavoir

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Bon, je m'excuse d'arriver si tard sur le site, mais on fait ce qu'on peut...
Tout d'abord, à vous deux un grand bravo! Comme d'autres l'ont dit avant moi, on voit trop dans nos eaux de magnifiques restaurations ou des constructions neuves avec des jeux de voiles qui les dépareillent, on ne restaure pas des maisons du XVIème pour les couvrir avec un toit entôle ondulée...
Quelques réponses:
- le coton est forcément plus lourd que le polyester à solidité égale, tout comme le polyester est plus lourd que le kevlar. Ce surpoids est cependant minime et, pour une voile au tiers ou pour tout autre voile de canot d'aviron, il présente l'avantage de pouvoir marcher dessus sans nécessairement glisser ou passer à la patouille.
- traitement: les cotons actuels sont traités anti-cryptogamiques, ils ne se piqueront pas pendant une saison (deux à la rigueur) aprés les premiéres attaques de piqûre il faudra les tanner, les stocker dans un endroit sec et ventilé et les remouiller à l'eau de mer quand elles ont été touchées par l'eau de pluie (le sel est un puissant fongicide. Pour le tannage on peut utiliser l'ocre rouge ou jaune ou tout autre terre (émulsion eau de mer et huile de lin, l'ocre sert de liant et cache la misère) conservation de 4 à 8 ans avec un retannage; le cachou est plus diffcile à se procurer mais, étant très tannique, sa protection est sans doute plus efficace, je ne l'ai pas utilisé. Le tannage au cuivre donne quand à lui des voiles bleues, il faut recommencer tout les ans à la bouillie bordelaise et à l'eau de mer, amis les résultats semblent probants.
- forme et coupe des voiles: on doit se reporter au bouquin de Devillers au chasse-marée. pour ma part, par deux fois j'ai scrupuleusement respecté les ronds donnés par Devillers pour les voilures d'embarcations. Si je dois recommencer, je donnerais plus de rond positif à la chûte (6% au lieu des 4% préconisés) comme je l'ai déjà dit, les cotons actuels ont moins de tenues que les toiles à voiles anciennes. Pour le reste, on ne change rien
- ralingage. Il est décrit par Devillers (je le répète, un ouvrage indispensable à tout propriétaire de voilier traditionnel). Si l'on ne veut pas apprendre, on réalisera des ralingues noyées sous gaine comme les voiles modernes. sinon on commence au point de pic vers l'amûre d'abord avec peu d'embu, on augmente l'embu au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'amûre, surtout sur l'envergure (essayez! vous comprendrez). En France, on ralingue à tribord.
UN PETIT DÉTAIL ME REVIENT À L'ESPRIT, JE NE SAIS PLUS SI JE VOUS AIS CONSEILLÉ DE RÉALISER UNE MAQUETTE DE 0,5 À 1,5 M² EN TISSU FIN. Cela vous aidera à comprendre bien des choses.
- pour les problèmes pratiques: 3 renforts, une doublure, la voile et leurs ourlets, cela fait (3+1+1+1) x 2 = 10 épaisseurs! En décalant à peine (théoriquement il ne faut pas), on limite ces endroits ou il faut une poigne d'acier pour coudre. Pour des voiles en coton de petites embarcations , j'utilise une vieille singer à pédale, parfaitement révisée et entretenue qui ne fait que le point droit, c'est suffsant. Je comppense le manque d'élasticité du point en utilisant un fil à voile polyester assez gros (meilleure surface de contact) et élastique.
SVS: votre voile risque d'être très creuse si vous ne la délaizez pas. Ca fera une voile supplémentaire de portant. Si vous la délaizez, vous perdez de la surface. Ça fera une voile lourde de gros temps. S'il ne s'agît que d'une voile d'appoint, sachez que les doris des bancs ou les pirogues du tiers-monde naviguent avec des choses beaucoup plus improbables...
Tout d'abord, à vous deux un grand bravo! Comme d'autres l'ont dit avant moi, on voit trop dans nos eaux de magnifiques restaurations ou des constructions neuves avec des jeux de voiles qui les dépareillent, on ne restaure pas des maisons du XVIème pour les couvrir avec un toit entôle ondulée...
Quelques réponses:
- le coton est forcément plus lourd que le polyester à solidité égale, tout comme le polyester est plus lourd que le kevlar. Ce surpoids est cependant minime et, pour une voile au tiers ou pour tout autre voile de canot d'aviron, il présente l'avantage de pouvoir marcher dessus sans nécessairement glisser ou passer à la patouille.
- traitement: les cotons actuels sont traités anti-cryptogamiques, ils ne se piqueront pas pendant une saison (deux à la rigueur) aprés les premiéres attaques de piqûre il faudra les tanner, les stocker dans un endroit sec et ventilé et les remouiller à l'eau de mer quand elles ont été touchées par l'eau de pluie (le sel est un puissant fongicide. Pour le tannage on peut utiliser l'ocre rouge ou jaune ou tout autre terre (émulsion eau de mer et huile de lin, l'ocre sert de liant et cache la misère) conservation de 4 à 8 ans avec un retannage; le cachou est plus diffcile à se procurer mais, étant très tannique, sa protection est sans doute plus efficace, je ne l'ai pas utilisé. Le tannage au cuivre donne quand à lui des voiles bleues, il faut recommencer tout les ans à la bouillie bordelaise et à l'eau de mer, amis les résultats semblent probants.
- forme et coupe des voiles: on doit se reporter au bouquin de Devillers au chasse-marée. pour ma part, par deux fois j'ai scrupuleusement respecté les ronds donnés par Devillers pour les voilures d'embarcations. Si je dois recommencer, je donnerais plus de rond positif à la chûte (6% au lieu des 4% préconisés) comme je l'ai déjà dit, les cotons actuels ont moins de tenues que les toiles à voiles anciennes. Pour le reste, on ne change rien
- ralingage. Il est décrit par Devillers (je le répète, un ouvrage indispensable à tout propriétaire de voilier traditionnel). Si l'on ne veut pas apprendre, on réalisera des ralingues noyées sous gaine comme les voiles modernes. sinon on commence au point de pic vers l'amûre d'abord avec peu d'embu, on augmente l'embu au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'amûre, surtout sur l'envergure (essayez! vous comprendrez). En France, on ralingue à tribord.
UN PETIT DÉTAIL ME REVIENT À L'ESPRIT, JE NE SAIS PLUS SI JE VOUS AIS CONSEILLÉ DE RÉALISER UNE MAQUETTE DE 0,5 À 1,5 M² EN TISSU FIN. Cela vous aidera à comprendre bien des choses.
- pour les problèmes pratiques: 3 renforts, une doublure, la voile et leurs ourlets, cela fait (3+1+1+1) x 2 = 10 épaisseurs! En décalant à peine (théoriquement il ne faut pas), on limite ces endroits ou il faut une poigne d'acier pour coudre. Pour des voiles en coton de petites embarcations , j'utilise une vieille singer à pédale, parfaitement révisée et entretenue qui ne fait que le point droit, c'est suffsant. Je comppense le manque d'élasticité du point en utilisant un fil à voile polyester assez gros (meilleure surface de contact) et élastique.
SVS: votre voile risque d'être très creuse si vous ne la délaizez pas. Ca fera une voile supplémentaire de portant. Si vous la délaizez, vous perdez de la surface. Ça fera une voile lourde de gros temps. S'il ne s'agît que d'une voile d'appoint, sachez que les doris des bancs ou les pirogues du tiers-monde naviguent avec des choses beaucoup plus improbables...
Merci de ces fabuleux conseils. J'ai appris plus en deux posts et une journée d'expérimentation qu'un un mois de recherches.
Ma décision : terminer ma voile en lin dans un premier temps, ne serait-ce que pour m'entraîner à piquer droit et régulier. La voile en question (si elle de ressemble pas trop au fruit des amours de Saint-Maclou et Dim évoqués précédemment) ne me servira que sur plan d'eau de toute façon. Et j'engage de suite la version 2 avec les laizes qui vont bien.
Merci encore de partager toute cette expérience.
Ma décision : terminer ma voile en lin dans un premier temps, ne serait-ce que pour m'entraîner à piquer droit et régulier. La voile en question (si elle de ressemble pas trop au fruit des amours de Saint-Maclou et Dim évoqués précédemment) ne me servira que sur plan d'eau de toute façon. Et j'engage de suite la version 2 avec les laizes qui vont bien.
Merci encore de partager toute cette expérience.
- ronanm
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Essayez quand même la voile, voyez comment elle fargue avant de vous lancer dans une nouvelle construction. Au risque de me répéter, et même si la toile d'Armentières est de qualité compatible avec la voilerie, je vous recommande le coton; surtout pour une construction légère. Mouillé, le lin gonfle donc rétrécit globalement et s'allonge sous la contrainte. Essayez donc de dessiner quelquechose de cohérent avec ça! La voilerie Burgaud a travaillé là-dessus pour le Renard, en profitant de sa documentation (des voiles de dundées-caboteurs pour lesquels la solidité primait) et on ne peut pas dire que le résultat soit à la hauteur de ce que l'on attend d'une voilerie professionnelle. Attention! Je ne parle que de la forme de la voile, en observant des peintures anciennes je ne pense pas que l'on puisse obtenir mieux en lin, alors, pensez à un amateur néophyte!!!
- ronanm
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Le mieux que j'ai trouvé, ce sont les toiles pour faire des tentes (Marché St Pierre à Paris). Les toiles que l'on trouve dans les magasins d'ameublement sont correctes aussi, les toiles à store sont souvent trop élastiques. Pour des voiles de très petit temps ou pour de tout petits canots, rien ne vaut la toile dont on fait les couettes. En cas de doute, il faut éviter les toiles trop élastiques, surtout dans le sens de la chaîne. c'est moins important dans le sens de la trame et inévitable dans le biais. Les toiles à peindre que l'on trouve dans tous les grammages en lin ou coton, ne valent hélas rien
- ronanm
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un génois léger peut faire l'affaire, tout le reste est trop lourd.
Que ce soit une voile en synthétique (peu déformable dans le biais) ou en coton, tu ne pourras modifier le creux que par le ralingage et les ronds des chute, bordure guindant et éventuellement envergure. Le résultat est rarement satisfaisant du premier coup, tu risque d'avoir à re-ralinguer et/ou de retailler plusieurs fois. Je te conseille de monter des ralingues flottantes (un peu comme les drailles de foc des dériveurs) pour les premiers essais. quand tout fargue bien, tu bloques tes ralingues. Si des plis ou des bosses persistent, il faudra coudre les ralingues en jouant sur l'embu ou la corde (essayes! ça n'est pas trop difficile). pour les ronds à donner aux côtés, c'est difficile à dire: les voiles d'occasion sont déjà déformées et on agit au cas par cas. en règle générale pour les grand-voiles quadrangulaires:
voiles synthétiques:
chute: -2%
bordure: +4%
guindant: +2 à +6 %
envergure: flèche de la vergue au travail + 0 à 2% (voile creuse ou plate dans les hauts)
voiles en coton:
chute: +2%
bordure: +2%
guindant et envergure droits, la déformation du biais ramène le creux vers l'avant[/u]
Que ce soit une voile en synthétique (peu déformable dans le biais) ou en coton, tu ne pourras modifier le creux que par le ralingage et les ronds des chute, bordure guindant et éventuellement envergure. Le résultat est rarement satisfaisant du premier coup, tu risque d'avoir à re-ralinguer et/ou de retailler plusieurs fois. Je te conseille de monter des ralingues flottantes (un peu comme les drailles de foc des dériveurs) pour les premiers essais. quand tout fargue bien, tu bloques tes ralingues. Si des plis ou des bosses persistent, il faudra coudre les ralingues en jouant sur l'embu ou la corde (essayes! ça n'est pas trop difficile). pour les ronds à donner aux côtés, c'est difficile à dire: les voiles d'occasion sont déjà déformées et on agit au cas par cas. en règle générale pour les grand-voiles quadrangulaires:
voiles synthétiques:
chute: -2%
bordure: +4%
guindant: +2 à +6 %
envergure: flèche de la vergue au travail + 0 à 2% (voile creuse ou plate dans les hauts)
voiles en coton:
chute: +2%
bordure: +2%
guindant et envergure droits, la déformation du biais ramène le creux vers l'avant[/u]

