D'abord une question :
Ah ? ? ? parce que ton bateau sera gréé avec trinquette et génois maintenant ?Luc a écrit : est-ce que les poulies de point d'écoute de la trinquette et du gênois
Je vois que le plan de voilure a bien évolué, pourtant je ne crois pas avoir loupé le moindre épisode
Attention aux termes qui mettent le doute dans l'esprit.Luc a écrit :Est-ce que les point d'amure (pour chacune des écoutes ) est dans l'axe du bateau (ce qui implique un chemin par l'axe sans doute ) ?
Bon, pas forcément simple au début, mais en me relisant je me suis apperçu du risque de confusion
Le point d'Amure est sur le devant de la voile, c'est la base de l'angle guindant-bordure.
Lui doit être impérativement dans l'axe du navire.
Quand au point d'écoute ( base de l'angle bordure- chute) :
Surtout pas dans l'axe !
La force propulsive d'une voile est déterminée ( pour faire simple) par la différence de pression entre l'intra et l'extra dos.
Si le point de tire de l'écoute de génois ou trinquette est dans l'axe du navire, ces deux forces vont s'annuler et la voile n'aura plus aucune valeur propulsive.
Le vent sera piégé par cette voile qui referme de trop, et ne circulera plus.
Tout au plus, ce qu'elle fera c'est dégueuler le vent dans la grand voile et nuire au fonctionnement de cette dernière.
Il est impératif que les points de tire des écoutes soient éloignés de l'axe du navire.
Pas de trop non plus pour ne pas perdre de force propulsive et de capacité à remonter au près.
Dans l'absolu, les points de tire ne sont pas obligatoirement montés sur rail.Luc a écrit :Mais, question : est-ce que les poulies de point d'écoute de la trinquette et du gênois sont nécessairement montées sur un rail (peut être pour un réglage en vrai ?) ?
Ils peuvent être constitués de simples poulies, avale tout, ou même simple œil en bois dur fixé au pont.
L'important, dans ce cas, et j'insiste la dessus, c'est que l'écoute et son point de tire soit bien dans la bissectrice de ce côté du triangle formé par la voile.
Aller, un crobar :
Cas N° 1 vent "Standard " de disons de 2 à 3-4 B
L' écoute de la voile doit tirer bien dans la bissectrice , c'est à dire même distance entre la chute et la bordure, la voile ainsi conserve sa meilleure forme.
Le creux de la voile est positionné dans le premier tiers.
Cas N° 2 vent " faible " 0 à 2 B
Il faut creuser la voile pour qu'elle conserve un maximum de vent.
Pour cela on détend un peu la drisse jusqu'à la création de petits plis formés aux mousquetons qui lient le guindant à l'étai.
On avance le point de tire de la voile de manière à la creuser, reculer le creux de la voile, et conserver un max de vent.
Attention, pas trop quand même pour ne pas bloquer le vent, ce qui provoque l'arrêt du bateau.
Cas N°3 vent fort de 3-4 à 5-6 B
Il faut tendre la voile.
On souque à mort la drisse, pour tendre le guindant et avancer le creux de la voile.
On recule le point de tire de l'écoute pour tendre la bordure et ouvrir la chute.
Comme cela l'excédent de vent s'évacuera par le haut de la voile.
Cas N°4 vent de 5 à 6 B
Non représenté sur le crobar.
Pour la bonne et simple raison que tu as affalé ta voile pour réduire ta surface de toile.
Tu as déjà repéré sur la carte du coin et les instructions nautiques le premier abri possible si le vent continue de forcir.
Cas N°5 vent de plus de 7 B
Non représenté sur le crobar.
Pour la bonne et simple raison que tu es au mouillage, bien à l'abri au fond d'une crique ou au remonté d'un Aber, en train de relire cet exposé ou à préparer tes prochaines navs'.
Enfin, dès que ce Put.... de vent voudra bien se calmer. . . .
Les Haveneaux sont de sortie pour les minos ou tu envisages une visite de la Cidrerie locale . . .
Ces explications ne sont que le reflet des réglages idéaux, que l'on peut obtenir avec des voiles de bonne coupe.
L'autre problème sera le " fluage " de tes drisses.
c'est à dire leur allongement sous charge qui modifiera tes réglages.
J'ai volontairement exagéré sur mon schéma la distance maximale entre le point de tire extrême avant et arrière .
Et ce pour la bonne compréhension de mon texte.
dans la réalité, ce réglage n'est que de quelques centimètres, tout dépend de la taille du navire.
Pour conclure, du fait que ton intention n'est pas de devenir un " bouffeur d'écoutes ", que ce n'est ni ta philosophie, ni celle du navire, je te conseille, si tu ne compte pas installer de rail d'écoute, de déterminer la position de ce point de tire " in situ" .
CàD mat dressé, voile à poste, et gonflée par le vent, on détermine la position médiane idéale du point de tire .
Ce sera déjà très bien et largement suffisant dans un premier temps.
C'est réalisable dans la mesure ou les renforts sous le pont sont déjà positionnés et qu'il ne reste plus qu'à fixer cette poulie, ou avale tout.
Il faut éviter au maximum les renvois et autres poulies intermédiaire qui facilitent la vie mais augmentent considérablement les frictions.Luc a écrit :ai trouvé la solution pour guider les écoutes jusqu'à la poupe).
Jusqu'à rendre le fait de border très pénible, surtout sans winchs.
L'idéal est le direct entre le point de tire et le taquet ou tu tourneras ton écoute.
Bon, je crois que c'est assez long comme ça









