CALFA....
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Mèche coton
Bonsoir,
Je viens de calfater ma préceinte avec du coton toronné de chez bricotruc (rayon "ficelle"), du 3mm, ça colle parfaitement ! Ils ont différents diamètres.
D'ailleurs, à la coopérative maritime du coin, ils vendent exactement le même pour le calfatage...
De toutes façons, entre les fêtes, je n'avais pas le choix, tous les chantiers pros étaient en vacances !
Delphine.
Je viens de calfater ma préceinte avec du coton toronné de chez bricotruc (rayon "ficelle"), du 3mm, ça colle parfaitement ! Ils ont différents diamètres.
D'ailleurs, à la coopérative maritime du coin, ils vendent exactement le même pour le calfatage...
De toutes façons, entre les fêtes, je n'avais pas le choix, tous les chantiers pros étaient en vacances !
Delphine.
- alien
- Contre-Amiral
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- Enregistré le : 17 oct. 2005 16:36
- Localisation : Bourgogne - Île aux Moines
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soyons un peu iconoclastes
Pour taper sur un truc, il suffit d'un machin .
A l'époque des cavernes, on ramassait une branche ou un caillou .
Plus tard, les métiers se sont organisés .
On a inventé les corporations, le compagnonnage, jusqu'à la franc-maçonnerie et ses rites initiatiques .
Chaque métier se devait d'avoir ses outils dont le mode d'emploi était réservé aux initiés .
Certains d'entre eux, bien spécifiques, sont irremplaçables .
D'autres ont pris des formes justifiées plus par la tradition que par la raison .
Au premier rang figure le "tapeur" .
Alias : masse, massette, marteau, maillet, mailloche, ...
En bref, un truc lourd au bout d'un manche .
Pour ma part, j'en ai une belle collection, héritée de mes aieux pour une bonne partie .
Marteaux à piquer de soudeur, marteaux de cordonniers biscornus, la petite masse au bout d'un grand manche qui servait à sonner les roues de wagons, masses de forgeron, marteaux d'emballeur de coffreurs ou de charpentier avec leurs arrache-clous, marteaux de tapissier pour se taper sur les doigts, marteaux de tôliers, marteaux à river, marteau de mécanicien en bronze (avec la variante Facom en plastique), maillets divers (ronds, carrés, en frène, en hêtre et en cormier) , ....
Dans la pratique, j'en utilise deux ou trois, toujours les mêmes . Ils appartiennent à la race des marteaux dits 'à river' de masse variable avec un manche en frêne de la bonne longueur .
Avec ça, au mépris de toutes le règles, je tape sur des ciseaux, j'enfonces des pointes, je règle les machines, je cale les assemblages, je pointes les perçages, je .........
Le cerveau commande le geste, la souplesse du poignet, du coude et un peu de l'épaule font le reste . Les muscles ne fatiguent pas . L'oeuil contrôle .
Alors, pour taper sur un fer à calfater, est ce qu'il faut aller chercher un outil qu'on va mettre trois mois à maîtriser ?

Pour taper sur un truc, il suffit d'un machin .
A l'époque des cavernes, on ramassait une branche ou un caillou .
Plus tard, les métiers se sont organisés .
On a inventé les corporations, le compagnonnage, jusqu'à la franc-maçonnerie et ses rites initiatiques .
Chaque métier se devait d'avoir ses outils dont le mode d'emploi était réservé aux initiés .
Certains d'entre eux, bien spécifiques, sont irremplaçables .
D'autres ont pris des formes justifiées plus par la tradition que par la raison .
Au premier rang figure le "tapeur" .
Alias : masse, massette, marteau, maillet, mailloche, ...
En bref, un truc lourd au bout d'un manche .
Pour ma part, j'en ai une belle collection, héritée de mes aieux pour une bonne partie .
Marteaux à piquer de soudeur, marteaux de cordonniers biscornus, la petite masse au bout d'un grand manche qui servait à sonner les roues de wagons, masses de forgeron, marteaux d'emballeur de coffreurs ou de charpentier avec leurs arrache-clous, marteaux de tapissier pour se taper sur les doigts, marteaux de tôliers, marteaux à river, marteau de mécanicien en bronze (avec la variante Facom en plastique), maillets divers (ronds, carrés, en frène, en hêtre et en cormier) , ....
Dans la pratique, j'en utilise deux ou trois, toujours les mêmes . Ils appartiennent à la race des marteaux dits 'à river' de masse variable avec un manche en frêne de la bonne longueur .
Avec ça, au mépris de toutes le règles, je tape sur des ciseaux, j'enfonces des pointes, je règle les machines, je cale les assemblages, je pointes les perçages, je .........
Le cerveau commande le geste, la souplesse du poignet, du coude et un peu de l'épaule font le reste . Les muscles ne fatiguent pas . L'oeuil contrôle .
Alors, pour taper sur un fer à calfater, est ce qu'il faut aller chercher un outil qu'on va mettre trois mois à maîtriser ?
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domhaumont
- Chef de bord

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Joli, Alien, discours pertinent et plein de bon sens, comme d'hab!
On sent l'homme d'expérience à qui on ne la fait pas!
Mais si je peux me permettre une petite nuance à cette brillante démonstration...
Je suis persuadé que tu seras d'accord pour reconnaître qu'il y a un très beau plaisir "culturel" à retrouver ou à réinventer des outils spécifiques dont la tradition s'est perpétuée à travers plusieurs générations d'artisans passionnés et compétents... Et que ces "confréries" et autres compagnonages ont un charme et une attirance quasi mystique qui ajoutent un frisson en plus quand on marche dans leurs pas...
Et que souvent aussi les ceusses un peu (trop) maladroits trouvent quelque réconfort à leur maladresse lorsqu'ils ont le sentiment d'avoir à leur disposition le "juste" outil...
On sent l'homme d'expérience à qui on ne la fait pas!
Mais si je peux me permettre une petite nuance à cette brillante démonstration...
Je suis persuadé que tu seras d'accord pour reconnaître qu'il y a un très beau plaisir "culturel" à retrouver ou à réinventer des outils spécifiques dont la tradition s'est perpétuée à travers plusieurs générations d'artisans passionnés et compétents... Et que ces "confréries" et autres compagnonages ont un charme et une attirance quasi mystique qui ajoutent un frisson en plus quand on marche dans leurs pas...
Et que souvent aussi les ceusses un peu (trop) maladroits trouvent quelque réconfort à leur maladresse lorsqu'ils ont le sentiment d'avoir à leur disposition le "juste" outil...
J'ai trouvé un fer travaillant et deux fers à calfat, et j'ai utilisé un petit maillet plein, et je me sentais à l'aise avec... Ce qui n'aurait peut-être pas été le cas avec un maillet "normal", c'est_à-dire plus gros.KALEVALA a écrit :Oui bonsoir Delphine,
A-tu employé les outils traditionels pour calfater,ou tu à employé un maillet
en caoutchouc etc ...
Est-ce que bricotruc existe dans le nord de la france?
meilleur voeux pour 2007
serge
Je pense qu'avec un peu d'attention, d'écoute et de sensibilité, on arrive à parler au bois sans le fatiguer, et ce avec les outils que l'on a sous la main...
- ronanm
- Capitaine de bateau lavoir

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C'est sûr, on peut même calfater avec un tournevis et un caillou, et un maillet de calfat demande un certain apprentissage. Pour ma part, je suis trop mauvais ouvrier pour réussir un travail de moyenne envergure sans profiter du maillet de calfat qui possède l'immense avantage de "sonner" de façon particulière, ce qui est une aide précieuse. Tous les maillets de calfats du monde se ressemblent étrangement, ce n'est certainement pas un hasard. Il en est de même de certains noeuds, comme le noeud de chaise, et je me souviens d'avoir vu un marteau de l'age de bronze qui ressemblait étonnamment à un marteau de coffreur actuel.
Pour le reste, un bon ouvrier fera un travail potable même avec des outils de supermarché
Pour le reste, un bon ouvrier fera un travail potable même avec des outils de supermarché
philosophie experimentale
oui c'est sûr c'est en l'utilisant qu'on découvre l'outil adequat, nottament les marteaux.
Kalevala il y a près de chez moi (et près de chez toi aussi j'en suis sûr) un bricomarché, avec dans un rayon un veritable mur de marteaux en tous genres, magnifique, de la poésie pure.Les journées pluvieuses j'y enmène ma douce et nous restons là bouche-bée, hébétés de bonheur à contempler ces merveilles.
Alien , à quoi servait il de faire sonner les roues des wagons avec la petite masse au bout du grand manche?
Kalevala il y a près de chez moi (et près de chez toi aussi j'en suis sûr) un bricomarché, avec dans un rayon un veritable mur de marteaux en tous genres, magnifique, de la poésie pure.Les journées pluvieuses j'y enmène ma douce et nous restons là bouche-bée, hébétés de bonheur à contempler ces merveilles.
Alien , à quoi servait il de faire sonner les roues des wagons avec la petite masse au bout du grand manche?
- alien
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Ah ces jeunes !
Dans le temps, sur les quais de gare on voyait des cheminots qui trimbalaient des lanternes (les lampistes), qui vérifiaient l'accrochage des wagons et qui sonnaient les roues pour détecter une éventuelle félure .
Et quand on se penchait par la fenêtre on prenait des escarbilles dans les yeux .
Etait-ce le bon temps ?
Dans le temps, sur les quais de gare on voyait des cheminots qui trimbalaient des lanternes (les lampistes), qui vérifiaient l'accrochage des wagons et qui sonnaient les roues pour détecter une éventuelle félure .
Et quand on se penchait par la fenêtre on prenait des escarbilles dans les yeux .
Etait-ce le bon temps ?
- alien
- Contre-Amiral
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Dans le temps, sur les quais de gare on voyait des cheminots qui trimbalaient des lanternes (les lampistes), qui vérifiaient l'accrochage des wagons et qui sonnaient les roues pour détecter une éventuelle félure .
Et quand on se penchait par la fenêtre on prenait des escarbilles dans les yeux .
Etait-ce le bon temps ?
Dans le temps, sur les quais de gare on voyait des cheminots qui trimbalaient des lanternes (les lampistes), qui vérifiaient l'accrochage des wagons et qui sonnaient les roues pour détecter une éventuelle félure .
Et quand on se penchait par la fenêtre on prenait des escarbilles dans les yeux .
Etait-ce le bon temps ?
Salut à vous,
Eh bien,en voilà de l'imagination débordante!!!Toutefois,il y a une
logique
qui ressort de tout cela, de par sa propre morphologie,on s'adapte à
l'outillage qui nous convient.
Mais soyons assurés,que nos charpentiers ont murement réfléchis sur
l'exellence de l'outil pour effectuer un travail juste et parfait.
Je dois avouer,que le maillet à calfat,sonne avec justesse et prévient de
de la bonne mise en place de la mèche de coton.
Nous sommes tous différents ,mais très certainement complémentaire.
Salut à tous et bon voeux 2007.
serge
Eh bien,en voilà de l'imagination débordante!!!Toutefois,il y a une
logique
qui ressort de tout cela, de par sa propre morphologie,on s'adapte à
l'outillage qui nous convient.
Mais soyons assurés,que nos charpentiers ont murement réfléchis sur
l'exellence de l'outil pour effectuer un travail juste et parfait.
Je dois avouer,que le maillet à calfat,sonne avec justesse et prévient de
de la bonne mise en place de la mèche de coton.
Nous sommes tous différents ,mais très certainement complémentaire.
Salut à tous et bon voeux 2007.
serge


