Trop froid pour coller. Reflexions à vos sagacités éclairées.
- Calcul du lest: selon si j'inclue l'eau et le gaz-oil ou non j'obtiens des résultats du simple au double. Faut-il calculer cuves pleines, cuves vides ou à moitié pleines ?
- Lest en gueuses (16) de béton moulé et habillées de CP fixées de part et d'autres de la quille sur des taquets d'aération.
- Structure du pont: CP 10 mm ou volige sapin entoilé avec un pare pluie de batiment + lattage (douglas 5 cm x 0,5 cm) dans le sens du bouge + lattes douglas 22 mm (en forme ou selon l'axe ou les deux selon la position ; passavant-pont)
Mais comment assurer la liaison étanche avec le bordé puisque le pont est horizontal alors que les virures présentent une tonture prononcée en plus du montage à clin ? Je sèche. sinon à doubler les virures au niveau du "raccord"...
Et une image du forum Wooden boat, une reconstruction d'un norvegien, pour la forme des membrures. Elle me rappelle quelque chose
mon dius, fasetz-me la graacia de plan viure a de plan morir
Pour le lest alors là on touche à un paramètre délicat qui concerne directement la sécurité du bateau et accessoirement de l'équipage... sans compter le sacro-saint stix et autre normes européennes absolument incompréhensibles.
Avec le lest collé dans les fonds, c’est la configuration d'un dériveur intégral,dans cette taille là c'est souvent 40% du poids lège il me semble, c-a-d le bateau prêt à naviguer mais sans l'eau, les vivres et le fourbi.
Le chargement si il est placé sous la ligne de flottaison ne fera qu'augmenter le couple de rappel si le bateau est couché sur l'eau il me semble.
Enfin je ne sais pas comment tu compte procéder mais si tu souhaites naviguer au large, il faudra bien que ton bateau soit certifié en catégorie B, ou alors en C mais en exigeant de Neptune des vagues inférieures à 2m.
Bref c'est là ou un architecte naval un minimum expérimenté serait de bon conseil.
Pour le pont, un CP de 14 et un lattage longitudinale soigneusement collé devrait suffire.
Pour l'étanchéité, pour moi, il faut que le pont suive la tonture, pour pouvoir installer une serre bauquière, faire recouvrir la préceinte par le pont, et cacher le tout par un fort liston. C'est pour cette raison que tu dois travailler tes virures pour ne pas avoir une tonture exagérée de ta préceinte, en les affinant aux extémités et les élargissant au centre.
A moins de faire une serre bauquière discontinue, avec chevauchement collé et bouloné au passage des clins, et liston tableté, à l'extérieur ?
Il ne faut pas oublier que les ponts des navires vikings n'étaient pa étanches, donc le problème n'est pas le même.
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
Pour le lest, laisse tomber les "caisses" en CP, qui vont pourrir à la vitesse de l'éclair. Si j'étais toi, je moulerai mes gueuses directement sur le font de la coque avec un polyane intercalaire, avec un bon ferraillage, puis démoulage et pose sur des silent-blocs en caoutchouc. Le béton ne doit jamais toucher du bois.
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
Il n'y a pas encore si longtemps, 20-30 ans, il était de coutume en Bretagne de bétonner les fonds des navires de travail.
Pour avoir à cette époque participé à la réno de goëmoniers des abers ou de ligneurs de Carantec, la première chose faite en début de chantier est de faire sauter ce béton pour voir l'état de conservation du bois en dessous.
Je t'affirme que le résultat n'était jamais joli-joli, à ce demander si le béton ne tenait pas le bateau tout entier.
État de pourriture très avancé par l'intérieur des fonds du bateau, malgré un (presque) bon état à l'examen visuel extérieur !
A mon avis également, éviter absolument le contact béton-bois .
Chez nous, en cas de lest intérieur, nous utilisons maintenant les gueuses de fonte, ou des maillons de très grosse chaine coupés en 2.
Avantage :
Possibilité de déplacer le lest pour corriger l'assiette du bateau, à vide ou en charge, correction des lignes d'eau en chargeant plus la proue ou la poupe, suivant les besoins et le "ressenti" de barre.
Inconvénient :
Il est majeur, tout lest amovible est . . .amovible, surtout en cas de chavirage. . .
Pour compléter la réponse de Sly et Padélis :
Après discussion avec plusieurs charpentiers de marine, il semblerait que l'inconvénient majeur c'est que , si le ciment colle bien au bois lorsque le bateau est neuf, avec le temps, il finit par se décoller du bois (d'après eux, décollement parfois invisible à l'oeil nu) .
Ce serait donc les infiltrations d'eau douce entre le bordé et le ciment, qui provoquerait ce pourrissement .
Au sujet du béton au fond des bateaux en bois, plusieurs problèmes viennent se superposer :
1- Au moment de la prise et du séchage, le béton a toujours un léger retrait (sauf à prendre des ciments spéciaux - et hors de prix - destinés, par exemple, au scellement des machines-outils). Ce retrait engendre des contraintes sur le "coffrage", coffrage qui garde son importance ici, puisque c'est lui qui maintiendra le bateau à flot...
2- Le béton varie dimensionnellement principalement à cause des changements de températures. Le bois, lui, varie en fonction de son taux d'humidité interne. Il n'y a aucun lien direct entre ces deux paramètres, ce qui fait qu'un élément peut avoir envie de se dilater lorsque l'autre cherche à se rétracter, et vice-versa... Cette suite d'efforts aura pour conséquence un décollement entre le bois et le béton, et une détérioration structurelle du bois, pas konçu du tout pour ce genre de travail complètement vain.
3- Le bois est un matériau isolant, au contraire du béton. Les inerties thermiques sont donc complètement opposées. Ceci va engendrer des phénomènes de condensation. Condensation qui viendra se loger dans les décollements entre le béton et le bois. Cette humidité peut être aggravée par des infiltrations dues aux ruptures dans le bois. L'aération n'étant pas assurée, il y aura forcément, et rapidement, pourriture.
4- Par définition, le béton reste rigide, tandis que le bois doit demeurer élastique. Le lien entre ces deux éléments fera perdre toute sa souplesse au bois, ce qui aura des répercussions sur l'ensemble du bateau, jusqu'en tête de mât.
Le lest en béton peut à la rigueur être acceptable dans une coque en acier, matériau qui possède un coefficient de dilatation proche du béton (d'ailleurs, si le béton armé existe, c'est grâce à ce coefficient), qui possède sensiblement la même inertie thermique, etc. (Et encore, si j'avais à le faire, je mettrais un bon isolant entre l'acier et le béton...)
Ce serait quand même vraiment dommage de gâcher tout ce splendide et original travail par une bête gâchée de béton...
@+ !
En fait, le béton est alcalin (basique) alors que le bois est acide. En présence d'eau, les deux doivent réagir.
Je me souvient vaguement de mes études qu'en cas d'augmentation du Ph du bois (attaque alcaline) la cellulose du bois ce désagrege et le bois perd ces propriété mécanique.
Je pense donc qu'en isolant le bois du béton on doit regler le problème.
Si c'etait moi, en plus des silent bloc recommendé par SLY, je passerai le béton à la peinture epoxy et je veillerai à ce que la zone puisse être facielement netoyé et asséché (puisard?).
Un autre point, est que les armatures dans le béton si elles sont trop pres du bord, surtout dans un milieu agréssif, risquent de rouiller et de faire écalter le béton. Idéalement, il faudra 5cm minimumd'enrobage de béton autour des férrailles.
Derniere chose, le but du lest etant d'apporter du poids, il faut maximiser la densité du materiaux. Or,n il est a noter que la densité du béton est surtout influencée par la quantité d'armature. Il faut donc en mettre un maximum. Si c'etait moi, je mettrai des barres et pas du treillis pour pouvoir en mettre plus. Diametre 12 ou 14, plus grand, il devient difficile de les plier, plus petit, c'est plus leger.
Bref, quelques quintaux de plomb attachés sous la quille ?
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
Merci à tous de vos réponses.
Il est clair que si le béton est plus facile et moins couteux à mettre en oeuvre ce n'est pas une solution bien perspicace au regard de tous les ennuis en perspective.
Le plomb sous la quille serait la meilleure solution (vs de la fonte ou de l'acier fixé contre la quille (?) à l'interieur)
ce qui implique:
- l'augmentation du tirant d'eau (de dix centimètres si le lest court le long de la quille)
- de soulever le bateau pour mettre en place le lest
- de faire un moule et de fondre 650 kgs de plomb
D'un autre côté cela permettra de rectifier l'erreur de la fixation de la bande molle en alu avec des vis inox
Ce qui est certain c'est que ce ne sera pas simple. De quoi réflechir.
Demain j'achève la dixième virure et la onzième sera posée dans la foulée.
J'ai reçu le courrier de l'assurance... je n'ai pas encore ouvert l'enveloppe. J'attend la fin de l'année
mon dius, fasetz-me la graacia de plan viure a de plan morir
Pour ceux qui suivent le feuilleton du dimanche soir, nouvel épisode:
et de 11 ( il en reste encore sept, soit environ 70 heures...)
Un personnage secondaire mais néanmoins toujours présent est venu se glisser sous ce plan de débit:
A dimanche...
PS: ne laisser pas vos doigts entre les deux pinces du canap lorsque vous enlever le coin... "bonjour" la pression et impossible d'atteindre un levier... bon, pas de casse. Mais le collage sera pour demain soir.
mon dius, fasetz-me la graacia de plan viure a de plan morir
Ah ouais, ça commence à être vraiment chouette. Pour le pont, oublie la solution du liston tableté, par contre, une serre bauquière discontinue/boulonnée me semble indispensable pour "tenir" le pont.
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
Un nouveau berceau (quel est le mot exact pour désigner l'échaffaudage qui tient le bateau, je l'ignore) pour Elendil et la 13 ème virure en cours de montage à babord (pour le bateau...)
mon dius, fasetz-me la graacia de plan viure a de plan morir
A chaque nouveau message, je me dis, ça y est? La coque est finie? Non, juste une virure en plus. Pourtant, "juste" une virure ça doit déjà représenter bien du boulot! C'est moi qui ait une notion du temps tronquée par l'époque, ce projet a en plus le mérite de me le rappeler!
Bref, toujours un bonheur de suivre l'évolution de ce projet d'un autre temps!