Bon, ben ...
On verra à la Toussaint pour d'autres .
A vrai dire, pour moi le seul, le vrai, c'est le Dervin .
Peut-être par ce qu'il a bercé mon adolescence .
Mais personne n'a jamais fait un inventaire aussi exhaustif des détails et méthodes de construction "classiques" .
C'était un ouvrage fait à l'époque pour des professionnels . On y parle pas de la façon d'affûter un rabot ou une herminette ou bien encore de forger des boulons de quille .
Ça, ça s'apprend sur le tas (c'est en forgeant qu'on...) et avec des compagnons expérimentés .
Restaurer n'est jamais que reconstruire .
Reconstruire à l'identique, c'est facile et il n'y a pas besoin de réfléchir en dehors des modes opératoires et de l'ordre des interventions .
Mais ... on peut être tenté de corriger certaines erreurs et/ou d'introduire des techniques ou matériaux modernes .
Je pense par exemple au gros tas de rouille qui prétend être un puits de dérive . Un peu de contre-plaqué, un peu d'inox et un peu d'epoxy ?
J'dis ça juste pour réveillez les ayatollahs
Pour travailler dans un minimum de confort, la première chose à faire, c'est de se mettre à l'abri du soleil et de la pluie .
Ensuite avant toute chose, caler le bateau bien comme il faut (niveau, fil à plomb et l'oeil du maître) :
- d'aplomb (cloisons verticales, flottaison horizontale)
- dé-vriller et dégauchir le plus possible
- caler, soutenir et si il y a lieu relever les extrémités (étais de maçon, cric ou vérins)
Le calage sera gênant mais il évitera de se retrouver avec un "truc" qui se déforme sans arrêt et où on perd toute référence .
Le nec plus ultra : creuser une fosse et la maçonner en parpaings pour pouvoir tomber le lest . Alternative, un portique et des palans .
En parallèle : un p'tit tour au musée de la marine pour récupérer les plans si ils existent
