Ce bateau est actuellement sur le point de partir vivre sa vie chez des gens pour qui son poids ne sera pas un problème, ce qui offre la satisfaction de ne pas le condamner à la décharge … mais rend obligatoire de lui trouver un remplaçant, plus léger.
L’option canoë plastique d’occasion sur lequel bricoler un gréement n’est pas totalement exclu (ma compagne trouve que ce serait une bonne idée...) mais le polyéthylène (dont la majorité sont fait) résiste au moins autant à tout collage qu’aux cailloux, ce qui limite ses avantages... Et ça ne saurait remplacer la satisfaction de naviguer sur son propre bateau en bois, même quand il n’est pas très beau (…du moins tant qu’il navigue correctement !) C’est donc l’option construction qui est actuellement retenue
Le Cahier des charges restent globalement identique à ce qu’il était, modulé des expériences et réflexions de cet été, notamment quant à son utilisation future puisque ma compagne étant désormais elle aussi en retraite on l'utilisera plus souvent ensemble
…
A priori on s’oriente vers quelque chose qui restera autour de 4,8m en longueur (2 plaques de ctp), 0,8 à 0,9 de bau et autour de 0,35 de creux… et une description qui pourrait presque correspondre à notre périssoire V1 (de 33kg) mais en réduisant creux et largeur (à l’inverse de la V2 ) et ce sera beaucoup plus proche d’un « canoë » (c'est d'ailleurs des dimensions quasi standard) que d’un « petit bateau ».
- il faudrait qu'il soit fini pour la fin du printemps 2023…
- il sera utilisé globalement à 50/50 entre mer (souvent clapoteuse…) et rivières (plus ou moins petites).
- il devra être manoeuvrable en duo ou en solo à la pagaie ( simple ET double)… l’aviron ne devenant cette fois-ci qu’un »plus » éventuel.
- il devra être « stable » (stabilité primaire) si je ne veux pas l’utiliser exclusivement en solo …
- il serait bien qu’il soit capable d’embarquer ponctuellement un 3° « passager » ou 2 petits enfants (en mode « engin de plage » )
- il sera gréé, sans doute d’une petite voile d’appoint (en « monocoque) mais aussi d’une voilure plus importante en l’agrémentant de « flotteurs »(cf la contrainte "stabilité"), le tout agrémenté d’une dérive extérieure et sans doute (vu l’étroitesse) d’une barre « push-pull » à la mode « norvégienne.
- il sera facile à déplacer d'un point à l'autre pour de courtes virées... et comme nous ne voulons toujours pas reprendre une remorque (je peux argumenter
Ce dernier point remet au centre du Cahier des Charges la question du poids :
A l’usage les un peu plus de 50kg de notre périssoire ne pose aucun problème une fois celle-ci hissée/arrimée sur le toit ou sur l'eau. On a fait les 500km de notre trajet Paris-Bretagne par l’autoroute sans aucun souci, et avec une surconsommation limitée… mais nous avons failli exploser le pare-brise lors du chargement, et briser un rétro extérieur lors du déchargement… Fort heureusement nous avons bénéficié de l’aide d’urgence apportée par un promeneur lors de ces manoeuvres... Qu’on le veuille ou non, quand un bateau pointu des 2 cotés de plus de 50kg que l’on tient à bout de bras par les extrémités commence à basculer, il n’est pas dans nos capacités d’arrêter le mouvement à 2…
Comme en plus il peut m’arriver d’aller naviguer seul, et il n’est pas envisageable que je demande à ma compagne de renoncer à ses activités pour m’accompagner uniquement pour charger/décharger le bateau, ni que je compte sur un hypothétique promeneur sympathique…
Ma périssoire précédente pesait environ 33kg; j’avais fait un joug de portage amovible qui me permettait de la charger seul (je ne parle pas de la porter ainsi sur de longues distances !) ce qu’il m’est encore arrivé récemment de faire lors de l’emprunt d’un canoë plastique standard (~38kg).
Un poids de coque inférieur à 40kg est donc un impératif…
J’ai commencé à griffonner des idées et tenter des esquisses approximatives sur quelques bouts de papier… Certaines sont navalo-esthétiquement très tentantes, mais mon box en sous-sol n’est toujours ni électrifié ni chauffé (ce qui interdit l’epoxy, sauf à la marge) et j’ai toujours 10 pouces gauches en guise de doigts, ce qui exclue sans doute des réalisations très « esthétiquement travaillées »… Je rêve de sortir de mes « bateaux 3 planches » habituels , mais je m’en remettrai si je n’y arrive pas tant que le bateau flotte et remplit son programme !
Je vais porter rapidement mes gribouillages sur Hull et Freeship, histoire d’entrevoir un peu mieux en 3D ce que cela pourrait donner. Cela me permettra également d’avoir une autre comptabilisation des surfaces de Ctp nécessaires afin d’estimer à la louche le poids, une fois ajouté une estimation de celui des éléments en vrai bois (notamment couples, lisses et liston/plat-bord), ainsi que de la quincaillerie, peinture et autres bricoles diverses…avant les surprises (j’avais utilisé cette méthode pour ma V1 et j’étais tombé à moins de 2 kg du poids réel pesé de la périssoire terminée).
Forcément je ne vais pas tarder à en reparler afin d’alimenter ma réflexion de vos critiques et commentaires



