Sale coup pour les dyptères
De mémoire, tu as peu de chance d'obtenir une catégorie C pour une coque ouverte.
De toute façon personne ne demandera de calculs de stabilité dont on sait qu'ils sont sans intérêt.
Avec un multicoque, les problèmes de stabilité se simplifient à l'extrême. Du moins en apparence.
Seuls comptent les premiers degrés. Après tu es déjà en train de nager pour récupérer les morceaux.
En plus le phénomène est dynamique :
- la vitesse est grisante
- le flotteur sous le vent s'enfonce sous l'eau
- le couple de redressement diminue
- la résistance à l'avancement du flotteur augmente considérablement
- la voile pousse aussi bien en travers que vers l'avant
- la coque centrale ou au vent sort de l'eau en piquant du nez
- le gouvernail est inefficace
- le bateau pivote autour d'un axe grosso modo perpendiculaire au vent
- l'équipage s'envole
- le bateau se stabilise sur le toit sauf flottabilité en tête de mat.
Pour un bateau comme le tien, je mettrai la limite autour de force 4-5.
Le bambou c'est séduisant, c'est écolo mais le volume est faible et dès que le bambou est immergé, c'est le voyage sans retour.
Prao, proa, trimaran ou catamaran, on minimise les volumes immergés au repos et on essaie d'avoir des volumes émergés importants qui vont s'enfoncer progressivement.
Les grands trimarans de course ou de record sont capable de naviguer sur une seule coque (sous le vent).
C'est un équilibre fragile et risqué.
D'autant plus que sur un multicoque on sait que lacher l'écoute c'est partir au bouillon à coup sur.
