Re: Catboat (golfe du Morbihan)
Posté : 11 avr. 2014 12:05
Bonjour !
Voici une adresse où les phénomènes de variations dimensionnelles des bois sont assez bien expliqués et faciles d'accès :
http://www.crit.archi.fr/Web%20Folder/b ... Page1.html
Je ne suis pas d'accord absolument sur tout. Notamment pour le retrait axial (sens de la longueur du tronc) où il est proche de zéro, mais pas égal à zéro. En général, c'est plutôt 0,1% que 0%. Dans le domaine de la construction nautique, ça reste négligeable.
En complément de ce que Luc a écrit, on peut considérer, grosso-modo, pour les essences que nous utilisons couramment, dans le domaine d'application de la menuiserie, de l'ébénisterie, du charronnage, de la charpente en milieu protégé (escaliers intérieurs, planchers, parquets...)... et de la construction navale bien faite, c'est à dire une utilisation des bois avec un taux d'hygrométrie variant de 12 à 20%, qu'on a un taux de variation dimensionnel de l'ordre de 0,1% dans le sens axial (= longitudinal), de 1 à 2% dans le sens radial (du cœur vers l'écorce) et de 2 à 4% dans le sens tangentiel (comme si on déroulait le tronc à la façon d'un papier-toilette).
La raison première de l'invention du contreplaqué est la stabilité dimensionnelle : les fibres croisées du bois d'un pli à l'autre se bloquent sur le sens le plus stable et le plus résistant, le sens axial. Un contreplaqué n'est stable, par ailleurs, uniquement parce qu'il est composé d'un nombre impair de plis, de telle sorte que les plis externes soient dans le même sens.
Pour le cas de ton bateau, Erwan, avec des lattes minces de l'ordre de 25mm, le risque n'est pas très grand de voir ton pont se fissurer de façon trop laide, surtout si le vernis, aussi bien fait que tout le reste, stabilise relativement l'hygrométrie à l'intérieur du pont. (Après, il s'agit de sécurité : pont verni = bains garantis côté mer et gamelles côté cockpit... ou d'esthétique : je trouve que 25mm de large, ça fait un peu fin... mais ça n'engage que moi...)
Tu ne risques pas beaucoup la déformation non plus, vu le barrotage (sur un post précédent, je t'ai signalé que le point faible sera plutôt la coque, à la hauteur de la base des goussets...).
Par contre, sur les couvercles des coffres, la déformation sera obligée, car les efforts ne sont ni contrés (pas de barrotage), ni équilibrés (disposition asymétrique depuis le centre de l'épaisseur vers le dessus et vers le dessous).
Deux solutions :
1- Tu acceptes cette déformation car elle restera relativement faible.
2- Tu "contrebalances", c'est à dire que tu colles sous le couvercle l'équivalent de ce que tu as collé dessus.
Bonne continuation !
Voici une adresse où les phénomènes de variations dimensionnelles des bois sont assez bien expliqués et faciles d'accès :
http://www.crit.archi.fr/Web%20Folder/b ... Page1.html
Je ne suis pas d'accord absolument sur tout. Notamment pour le retrait axial (sens de la longueur du tronc) où il est proche de zéro, mais pas égal à zéro. En général, c'est plutôt 0,1% que 0%. Dans le domaine de la construction nautique, ça reste négligeable.
En complément de ce que Luc a écrit, on peut considérer, grosso-modo, pour les essences que nous utilisons couramment, dans le domaine d'application de la menuiserie, de l'ébénisterie, du charronnage, de la charpente en milieu protégé (escaliers intérieurs, planchers, parquets...)... et de la construction navale bien faite, c'est à dire une utilisation des bois avec un taux d'hygrométrie variant de 12 à 20%, qu'on a un taux de variation dimensionnel de l'ordre de 0,1% dans le sens axial (= longitudinal), de 1 à 2% dans le sens radial (du cœur vers l'écorce) et de 2 à 4% dans le sens tangentiel (comme si on déroulait le tronc à la façon d'un papier-toilette).
La raison première de l'invention du contreplaqué est la stabilité dimensionnelle : les fibres croisées du bois d'un pli à l'autre se bloquent sur le sens le plus stable et le plus résistant, le sens axial. Un contreplaqué n'est stable, par ailleurs, uniquement parce qu'il est composé d'un nombre impair de plis, de telle sorte que les plis externes soient dans le même sens.
Pour le cas de ton bateau, Erwan, avec des lattes minces de l'ordre de 25mm, le risque n'est pas très grand de voir ton pont se fissurer de façon trop laide, surtout si le vernis, aussi bien fait que tout le reste, stabilise relativement l'hygrométrie à l'intérieur du pont. (Après, il s'agit de sécurité : pont verni = bains garantis côté mer et gamelles côté cockpit... ou d'esthétique : je trouve que 25mm de large, ça fait un peu fin... mais ça n'engage que moi...)
Tu ne risques pas beaucoup la déformation non plus, vu le barrotage (sur un post précédent, je t'ai signalé que le point faible sera plutôt la coque, à la hauteur de la base des goussets...).
Par contre, sur les couvercles des coffres, la déformation sera obligée, car les efforts ne sont ni contrés (pas de barrotage), ni équilibrés (disposition asymétrique depuis le centre de l'épaisseur vers le dessus et vers le dessous).
Deux solutions :
1- Tu acceptes cette déformation car elle restera relativement faible.
2- Tu "contrebalances", c'est à dire que tu colles sous le couvercle l'équivalent de ce que tu as collé dessus.
Bonne continuation !



