Ton plan me fait penser au Tiki des années 1960, y compris l'étrave fortement tulipée (mais en forme) :
http://www.bateautheque.com/bateau/?tiki
Pour le pont latté, les alternatives sont :
- Le polyuréthane genre Sika 290 DC (
http://www.sika.be/tds-sikaflex-290dc-fr.pdf)
- Le silicone (
http://www.celtismar.com/Pages/Jointpon.html)
- L'époxy souple (
http://www.resoltech.com/IMG/pdf/FT_2090-2096_V2.pdf)
Il faut le plus souvent utiliser le primaire
ad hoc, mais il n'y a pas de miracle, toutes ces solutions sont très chères. D'un autre côté, t'as voulu un pont latté de riche, faut assumer...
La moins chère des solutions est celle que j'ai utiliser (inspirée par les Vieux Safrans) : le flipotage de lattes de bois de couleur différente, collée à l'époxy ou à la PPU.
Ensuite, pour la hauteur de capelage, théoriquement, plus une voile est élancée, mieux elle marche au près. Mais ceci n'est que théorique : ça marche en soufflerie avec un vent parfaitement laminaire. Le problème c'est qu'en réalité, l'écoulement est rarement laminaire du fait des variations d'incidence constantes du vent et des mouvements oscillants aléatoires du plan de voilure.
Un foc moins élancé sera plus tolérant à ces oscillations, et décrochera moins vite. Par ailleurs, esthétiquement, un gréement fractionné (on peut aller du 9/10ème jusqu'au 3/4) est plus habituel sur un dériveur léger. L'abaissement du capelage implique théoriquement un spi plus petit, mais rien n'interdit de le gréer en tête, à condition que la tête de mat soit tenue, soit par un deuxième étage de barre de flèche avec galhaubans en tête et haubans intermédiaires au capelage, soit par un guignol.
Poursuivons sur les systèmes alternatifs à la ralingue dans une gorge du mat :
-Le fourreau à fermeture "éclair", mais c'est cher, peu pratique, et moyennement fiable.
- Le transfilage, qui est intéressant aérodynamiquement parlant, car il tourne autour du mat, et la voile est toujours sous le vent de celui-ci, un peu comme une voile de planche à fourreau rotatif. L'inconvénient c'est que c'est long et pénible à gréer et dégréer, et que c'est difficile à régler correctement, l'idéal étant d'avoir une garcette indépendante dans chaque œillet.
- Pourquoi ne pas imaginé un système de camber externe, mais il faut prévoir qu'il puisse coulisser sur le mat...
Mais de toute façon, si tu adoptes un gréement haubané et fractionné, il n'y a pas d'alternative à la ralingue dans le mat : comment ton dispositif, quel qu'il soit, pourra-t-il "sauter" par dessus tes ancrages de haubans, de bas haubans, de barre de flèche, etc ...
Enfin pour les lattes forcées, plusieurs questions :
1°) Sont-elles vraiment nécessaires ?
2°) En si grand nombre ? (3 ou 4 devrait suffire)
3°) Une seule en tête de mat ne suffirait-elle pas ?
4°) Fait les parallèles entre elles dans la mesure du possible, car c'est galère à ferler sinon (sauf éventuellement pour la latte du haut, mais alors il faut la sortir du gousset à chaque fois)