Tite question pour Wedell (mais pour les autres aussi, hein!
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domhaumont
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- ronanm
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vouloir construire en bois massif avec des bouts de bois de 2m de long... C'est un défi? On construit bien des embarcations fluviales de la sorte mais en mer les contrainte sont autrement plus importantes. On peut limiter le nombre de pièces longues et simplifier la construction en adoptant une construction type sharpie ou lasse: la sole est bordée en travers, la rigidité longitudinale est obtenue par le bordage des hauts (à clin c'est encore mieux) et une simple carlingue doublée éventuellement d'une fausse quille. on peut remarquer que chez les Étazuniens, ce type de construction est apparu après la construction monoxyle. Si on fait massif, on peut faire solide et durable. Les bordés des hauts peuvent être en contreplaqué extérieur scarfé (la ppu, ce n'est pas si cher), reste quand même à trouver les bouts de bois nécessaires pour la structure longitudinale: quille et carlingue pour les fonds et préceinte + bauquière en haut.
Voilà un exemple de ce qu'on pourrait faire (c'est pas un plan, c'est une idée faite en modifiant un autre projet) :
Une tonne de déplacement en charge normale, 5.5m x 1,9m, un poids de 450 à 600 kg et une motorisation hors bord de 6 cv. Pour ne pas déboussoler des utilisateurs de pirogue, on peut faire plus long et moins creux, mais il faut trouver du bois plus long
Des pizzas pour le Darfour? C'est sûr que ce ne sera jamais aussi bien qu'une évolution issue de l'expérience (je préfère ce mot à tradition) locale, mais, si ça peut aider...
Voilà un exemple de ce qu'on pourrait faire (c'est pas un plan, c'est une idée faite en modifiant un autre projet) :

Une tonne de déplacement en charge normale, 5.5m x 1,9m, un poids de 450 à 600 kg et une motorisation hors bord de 6 cv. Pour ne pas déboussoler des utilisateurs de pirogue, on peut faire plus long et moins creux, mais il faut trouver du bois plus long
Des pizzas pour le Darfour? C'est sûr que ce ne sera jamais aussi bien qu'une évolution issue de l'expérience (je préfère ce mot à tradition) locale, mais, si ça peut aider...
le moteur, tu le gardes, c'est une sécurité. Mais l'hélice, tu la vires, ça freine trop!
- sly
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Oui, ça ressemble finalement à une semi doris à clin...Il est évident que la tradition a du bon (simplicité...).
Pour la pirogue monoxyle, c'est l'embarcation traditionnelle de Guyane, bordée avec un clin (pirogue bushinengé) ou avec deux clins (pirogues amérindienne)... J'ai vu un camion de 26 tonnes remonter le Maroni sur deux pirogues reliée par un pont... Ronanm, pour dire que la navigation fluviale entraine moins de contrainte que la navigation en mer, tu oublis certains rapides, qui ne ménagent pas les structures.
Pour le calfatage, ne pas oublier que ce genre de bateau coule constamment... Je m'explique, les pirogues prennent l'eau à la jonction du fond monoxyle et du ou des clins supérieurs...et parfois par des gerces dans le fond lui même. Le calfatage est réalisé au goudron et à la boite de conserve.... On déplie la boite, on verse le goudron, et on clou la boite par dessus... parfois, on utilise de la bande de plomb à la place de la boite de conserve. Autant dire que l'étanchéité est limitée... Du coup il faut être deux, un qui pilote et l'autre (le "takari") qui guide et qui écope...
Il existe aujourd'hui des pirogues à fonds plats, le tronc monoxyle ayant été remplacé par une planche, clouée au clin inférieur, et calfaté au goudron.
ici une photo de pirogue bushinengé
http://www.photos-voyages.com/blog/wp-c ... yane04.jpg
ici une pirogue amérindienne
http://accel98.mettre-put-idata.over-bl ... rogue1.jpg
On voit bien la différence au niveau de l'étrave, en houpe pour les unes, pincées pour les autres.
Pour la pirogue monoxyle, c'est l'embarcation traditionnelle de Guyane, bordée avec un clin (pirogue bushinengé) ou avec deux clins (pirogues amérindienne)... J'ai vu un camion de 26 tonnes remonter le Maroni sur deux pirogues reliée par un pont... Ronanm, pour dire que la navigation fluviale entraine moins de contrainte que la navigation en mer, tu oublis certains rapides, qui ne ménagent pas les structures.
Pour le calfatage, ne pas oublier que ce genre de bateau coule constamment... Je m'explique, les pirogues prennent l'eau à la jonction du fond monoxyle et du ou des clins supérieurs...et parfois par des gerces dans le fond lui même. Le calfatage est réalisé au goudron et à la boite de conserve.... On déplie la boite, on verse le goudron, et on clou la boite par dessus... parfois, on utilise de la bande de plomb à la place de la boite de conserve. Autant dire que l'étanchéité est limitée... Du coup il faut être deux, un qui pilote et l'autre (le "takari") qui guide et qui écope...
Il existe aujourd'hui des pirogues à fonds plats, le tronc monoxyle ayant été remplacé par une planche, clouée au clin inférieur, et calfaté au goudron.
ici une photo de pirogue bushinengé
http://www.photos-voyages.com/blog/wp-c ... yane04.jpg
ici une pirogue amérindienne
http://accel98.mettre-put-idata.over-bl ... rogue1.jpg
On voit bien la différence au niveau de l'étrave, en houpe pour les unes, pincées pour les autres.
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
- ronanm
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Quand je parle de construction fluviale , je ne veux pas dire que tous les bateaux fluviaux sont construits comme ça, en l'occurrence les bateaux que tu présentes ont une structure longitudinale conséquente, je faisais plutôt référence aux bateaux d'eau calmes. Les seuls exemples que je connaisse en matière de bordages courts, se sont les bateaux du Nil et un type très primitif de jonque du Fleuve Jaune. Autrement, même dans les pays où le bois est rare et précieux, on ne fait pas de bateau pour la mer (et sans doute pour les rapides) avec des bordés courts. S'il existe des exceptions suffisamment rigides pour accoster sur une plage, elle rendraient bien service aux pêcheurs du Bénin, d'après le message de Dom.
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- alien
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Les pizzas !
C'est la question du dialogue des cultures !
Chaque région du globe a développé des types de bateaux résultant
- du climat
- de l'utilisation qui en est faite
- des conditions de navigation, mer, vents, abris
- des matériaux disponibles
- de l'outillage
- du savoir faire
- etc...
On peut difficilement proposer un type de bateau qui s'utilisera aussi bien sur un lac du Bangla Desh que sur les plages d'Afrique de l'ouest .
Avec en plus une technologie des années 50 .
Un bateau court et large aura du mal à franchir une barre ou des rouleaux .
Il sera difficile de poser et relever des filets avec un kayack groenlandais .
etc...
Donc, dans ton cas particulier, ne faudrait-il pas commencer par faire la palabre avec les utilisateurs ?
Et puis peut-être inventorier un peu plus les ressources . Les arbres ne poussent pas en bout de 2m !
C'est la question du dialogue des cultures !
Chaque région du globe a développé des types de bateaux résultant
- du climat
- de l'utilisation qui en est faite
- des conditions de navigation, mer, vents, abris
- des matériaux disponibles
- de l'outillage
- du savoir faire
- etc...
On peut difficilement proposer un type de bateau qui s'utilisera aussi bien sur un lac du Bangla Desh que sur les plages d'Afrique de l'ouest .
Avec en plus une technologie des années 50 .
Un bateau court et large aura du mal à franchir une barre ou des rouleaux .
Il sera difficile de poser et relever des filets avec un kayack groenlandais .
etc...
Donc, dans ton cas particulier, ne faudrait-il pas commencer par faire la palabre avec les utilisateurs ?
Et puis peut-être inventorier un peu plus les ressources . Les arbres ne poussent pas en bout de 2m !
des solutions simples pour se compliquer la vie
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domhaumont
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Bon, on va déjà éliminer une bonne partie du problème:
Je parle essentiellement des pirogues de lagune! Le réseau lagunaire du sud bénin est très vaste et compte +/- 250.000 pêcheurs. C'est de ceux-là qu'on parle..
Le cahier des charges:
- Très faible tirant d'eau (entre 10 et 20 cms suivant la taille)
- manoeuvrable par un seul gars qui pousse sur un bâton, debout à l'arrière
- très stable
- La plus grande capacité possible: ici, ça se mesure en nombre de personnes qu'on peut entasser l'une sur l'autre, ou en nombre de paniers de tomates qu'elle peut transporter
- Les critères de choix pour une belle pirogue au marché spécialisé de Grand-Popo:
Elle doit être: bien droite, fond bien plat, bien recourbée à l'avant, plus étroite à l'arrière (pour passer facilement le bâton d'un côté à l'autre), en bois "dur qui dure", donc le choix de l'arbre est primordial, de plus grande capacité possible.
- Il est bien entendu que leur "art" de la pirogue est très adapté à leurs besoins, et je ne m'en mêlerais pas, si je n'avais pas tous les jours des pêcheurs qui bavent devant mes tits bateaux en époxy, et surtout qui se demandent pourquoi y a plus un seul arbre à pirogue dans leur pays... Comme je sais un peu où y sont passés, leurs arbres... J'sus pas fier...
Il est évidemment possible de trouver du teck en dimensions supérieures (4m), mais ce sont des commandes spéciales à la scierie d'état, et ça coûte le double du prix au m3. Les planches de 2m, c'est la dimension courante qui coûte le moins cher (quand on en trouve encore). Comme la question est de réaliser à un prix abordable pour le maigre pouvoir d'achat local...
Je parle essentiellement des pirogues de lagune! Le réseau lagunaire du sud bénin est très vaste et compte +/- 250.000 pêcheurs. C'est de ceux-là qu'on parle..
Le cahier des charges:
- Très faible tirant d'eau (entre 10 et 20 cms suivant la taille)
- manoeuvrable par un seul gars qui pousse sur un bâton, debout à l'arrière
- très stable
- La plus grande capacité possible: ici, ça se mesure en nombre de personnes qu'on peut entasser l'une sur l'autre, ou en nombre de paniers de tomates qu'elle peut transporter
- Les critères de choix pour une belle pirogue au marché spécialisé de Grand-Popo:
Elle doit être: bien droite, fond bien plat, bien recourbée à l'avant, plus étroite à l'arrière (pour passer facilement le bâton d'un côté à l'autre), en bois "dur qui dure", donc le choix de l'arbre est primordial, de plus grande capacité possible.
- Il est bien entendu que leur "art" de la pirogue est très adapté à leurs besoins, et je ne m'en mêlerais pas, si je n'avais pas tous les jours des pêcheurs qui bavent devant mes tits bateaux en époxy, et surtout qui se demandent pourquoi y a plus un seul arbre à pirogue dans leur pays... Comme je sais un peu où y sont passés, leurs arbres... J'sus pas fier...
Il est évidemment possible de trouver du teck en dimensions supérieures (4m), mais ce sont des commandes spéciales à la scierie d'état, et ça coûte le double du prix au m3. Les planches de 2m, c'est la dimension courante qui coûte le moins cher (quand on en trouve encore). Comme la question est de réaliser à un prix abordable pour le maigre pouvoir d'achat local...
Attends, Sion! Allah marche!
- sly
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Je vais dire une connerie, mais si y a plus d'arbres, faut peut-être construire avec autre chose...branche et entoilage goudronnée ?
Et puis, y a quand même moyen de rabouter... Scarf... Sur du Teck de 20 mm coller à la PPU, cela devrait quand même être super costaud ?
Mais les américains ne s'emmerdent pas :
http://www.carlsondesign.com/sc05.jpg
Tient, d'ailleurs ce bateau pourrait être intéressant, construit en massif...
http://www.carlsondesign.com/lscooner.html
Imagine tes planches de deux mètres, raboutées comme ça, clouées/rivetées, ou seulement collées à la PPU. Au passage, j'ai utiliser de la PPU pour faire des meubles en Guyane, sur des montages hyper-basiques (bois debout...) c'est ultra solide !
Il n'y a qu'a faire des tests !
Tu peux "planquer" les plaques en rajoutant des membrures à leur niveau. Une membrure tous les mètres...équerrage à la tronçonneuse...C'est comme cela qu'ils construisent en Guyane... Un marteau, des clous, du goudrons, une tronçonneuse et c'est tout !
Quand je vois comme on sacralise la construction navale en France, cela me fait quand même un peu sourire...
Et puis, y a quand même moyen de rabouter... Scarf... Sur du Teck de 20 mm coller à la PPU, cela devrait quand même être super costaud ?
Mais les américains ne s'emmerdent pas :
http://www.carlsondesign.com/sc05.jpg
Tient, d'ailleurs ce bateau pourrait être intéressant, construit en massif...
http://www.carlsondesign.com/lscooner.html
Imagine tes planches de deux mètres, raboutées comme ça, clouées/rivetées, ou seulement collées à la PPU. Au passage, j'ai utiliser de la PPU pour faire des meubles en Guyane, sur des montages hyper-basiques (bois debout...) c'est ultra solide !
Il n'y a qu'a faire des tests !
Tu peux "planquer" les plaques en rajoutant des membrures à leur niveau. Une membrure tous les mètres...équerrage à la tronçonneuse...C'est comme cela qu'ils construisent en Guyane... Un marteau, des clous, du goudrons, une tronçonneuse et c'est tout !
Quand je vois comme on sacralise la construction navale en France, cela me fait quand même un peu sourire...
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
- wedell
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Pour répondre à la question de départ, je crois que c'est possible bien que je n'arrive pas à croire que le teck soit le seul bois disponible.
L'épaisseur des planches dispos impose une longueur mini d'environ 6m.
Si on s'inspire des pirogues de la FAO:
Quille, étrave , étambot en 2 épaisseurs en croisant les écarts.
Couples tout les 50 en simple épaisseur.
Fond bordé en transversal avec des clés de serrage (3)
Bordés à franc bord ou à mi-bois. Les écarts sont décalés et tombent entre les couples. Une contrepièce d'écart, débordant sur les bordés adjacents, ajustée entre deux couples fait le joint.
Une serre de bancs et une préceinte ainsi qu'un plat bord devraient suffire à raidir tout ça. Si il y a des bancs, c'est encore mieux.
Il faut:
Du bois, du goudron, des clous, de l'étoupe ou du coton.
Un marteau, une tenaille, un chasse clous, une bonne égoïne et un rabot.
Une pierre à affuter est utile aussi. Un guillaume si on veut border à mi-bois. Une chignole pour faire les avant-trous, c'est pas indispensable mais ça aide. Un fer à calfater, aussi.
Et puis quelques mètres de corde, des coins, des leviers ,une bonne cafetière et un coin à l'ombre pour réflechir peinard.
L'épaisseur des planches dispos impose une longueur mini d'environ 6m.
Si on s'inspire des pirogues de la FAO:
Quille, étrave , étambot en 2 épaisseurs en croisant les écarts.
Couples tout les 50 en simple épaisseur.
Fond bordé en transversal avec des clés de serrage (3)
Bordés à franc bord ou à mi-bois. Les écarts sont décalés et tombent entre les couples. Une contrepièce d'écart, débordant sur les bordés adjacents, ajustée entre deux couples fait le joint.
Une serre de bancs et une préceinte ainsi qu'un plat bord devraient suffire à raidir tout ça. Si il y a des bancs, c'est encore mieux.
Il faut:
Du bois, du goudron, des clous, de l'étoupe ou du coton.
Un marteau, une tenaille, un chasse clous, une bonne égoïne et un rabot.
Une pierre à affuter est utile aussi. Un guillaume si on veut border à mi-bois. Une chignole pour faire les avant-trous, c'est pas indispensable mais ça aide. Un fer à calfater, aussi.
Et puis quelques mètres de corde, des coins, des leviers ,une bonne cafetière et un coin à l'ombre pour réflechir peinard.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
- ronanm
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Bon, ben c'est pas tout, mais faute de cahier des charges, j'étais parti sur des embarcations de plages... Maintenant qu'on est plus précis, on va pouvoir commencer à travailler un peu plus sérieusement. Je me couche, je dors et je propose une pizza des années cinquante demain matin! tant pis pour Alien pour la pizza, tant pis pour Sly pour la Guyane, tant pis pour wedell pour la circulaire, qui doit quand-même rendre quelque services;
À tout à l'heure!
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- sly
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Tient au passage, je me rappelle des tarifs pour les pirogues de Guyane... Il y a 10 ans, c'était 1000 francs le mètre... Dons 1500 € pour une pirogue moyenne, de 10 mètres, comme sur la Seconde photo.
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- ronanm
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Finalement, cette pizza semble bien correspondre à ton programme: http://www.fao.org/docrep/field/003/L3251E/L3251E00.htm
surtout le 5.50m fishing boat et le 7.30m transport boat. Au plus, on peut diminuer le rond de sole à l'arrière pour augmenter la stabilité de route pour le déhalage à la perche. Pour un bateau de lagune, Sly a raison: sur une lagune, on doit pouvoir abouter les bordés courts par des scarfs collés ou simplement rivés et étanchés par un papier goudronné (ce procédé est courant en construction nordique à clins). Pour une meilleure rigidité, il pourrait être nécessaire dans ce cas de border la sole dans le sens longitudinal et veiller à bien décroiser les écarts. Border les flancs à clin peut aussi contribuer à augmenter la rigidité; cela évite aussi d'ébranler une structure fragile par un calfatage.
surtout le 5.50m fishing boat et le 7.30m transport boat. Au plus, on peut diminuer le rond de sole à l'arrière pour augmenter la stabilité de route pour le déhalage à la perche. Pour un bateau de lagune, Sly a raison: sur une lagune, on doit pouvoir abouter les bordés courts par des scarfs collés ou simplement rivés et étanchés par un papier goudronné (ce procédé est courant en construction nordique à clins). Pour une meilleure rigidité, il pourrait être nécessaire dans ce cas de border la sole dans le sens longitudinal et veiller à bien décroiser les écarts. Border les flancs à clin peut aussi contribuer à augmenter la rigidité; cela évite aussi d'ébranler une structure fragile par un calfatage.
le moteur, tu le gardes, c'est une sécurité. Mais l'hélice, tu la vires, ça freine trop!
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domhaumont
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Ouaw! Magnifique! Je comprends mieux le sens du mot "magistral"!
Alien, c'est exactement ce qu'il faut!
Ronanm, je n'ai pas trop peur sur le plan structurel, je crois que je vois assez bien comment rendre l'ensemble rigide et solide... question de bon sens et d'architecture élémentaire.
Par contre, puisque vous êtes en veine de confidences, je voudrais demander un petit cours supplémentaire:
Je crois que le vrai secret dans ma question est de bien comprendre le calfatage! J'ai bien de vagues notions, mais finalement me rends compte que je n'y comprends pas grand chose...
Parce qu'après tout, le véritable souci dans tout ça, c'est l'étanchéité entre les planches...
Quelqu'un peut m'expliquer en mots simples, pour le cancre au fond près du radiateur, comment on réalise cette étanchéité?
Je suppose que c'est là qu'interviennent le coton et le goudron dont parle Wedell?
Wedell pour répondre à ta question, c'est vrai qu'il n'y a pas que le teck ici. C'est seulement le meilleur compromis entre qualité et prix.
Petit topo sur les bois disponibles:
- Le moins cher: le kpakpa: un bois rouge très dense, qui se débite frais, parce qu'un fois sec, il est impossible à travailler tellement il est dur! Les scieries refusent de le débiter 15 jours après l'abattage!. Son plus gros défaut, outre sa dureté, c'est qu'il se déforme très fort en séchant.
- L'acajou... Plus cher, plus joli, mais les mêmes défaut que le kpakpa., surtout la déformation.
- Le faux ébène: même souci que le kpakpa, se déforme moins, mais de l'acier une fois sec. Esthétique très particulière, contraste important entre le blanc et le noir.
- L'eucalyptus: de l'acier trempé! Très lourd! Toute l'ossature de ma maison est faite de billes d'euclyptus! Mais impossible à débiter, il éclate ou se fend quand il est en planches.
- Le kosso: à peine moins cher que le teck, mais beaucoup plus difficile à travailler. Seul avantage: il est plus courant que le teck. C'est le bois généralement utilisé par les menuisiers d'ici. On le trouve aussi couramment en madriers de 4m, ce qui permet évidemment plus de possibilités.
- Le teck: le plus fiable et le plus facile à mettre en oeuvre. L'approvisionnement est de + en + difficile.
- L'afzélia: très joli, très agréable à travailler, mais cher! Et avec beaucoup de pertes, les madriers réservent des surprises à l'intérieur (sorte de charbon), indécelables de l'extérieur! Très difficile à budgétiser! Et uniquement en madriers de 2m.
- L'iroko: magnifique, mais introuvable! Y en a plus un seul au Bénin, ni au Togo. Il en reste un peu au Nigéria.
J'ajoute pour le plaisir de Wedell, qu'après les avoir tous essayés, le teck est le seul qui est compatible avec l'époxy! Les autres ont tous les fibres trop serrées pour que l'époxy pénètre correctement.
Peut-on remplacer la cafetière par mr Johnny Walker?
Alien, c'est exactement ce qu'il faut!
Ronanm, je n'ai pas trop peur sur le plan structurel, je crois que je vois assez bien comment rendre l'ensemble rigide et solide... question de bon sens et d'architecture élémentaire.
Par contre, puisque vous êtes en veine de confidences, je voudrais demander un petit cours supplémentaire:
Je crois que le vrai secret dans ma question est de bien comprendre le calfatage! J'ai bien de vagues notions, mais finalement me rends compte que je n'y comprends pas grand chose...
Parce qu'après tout, le véritable souci dans tout ça, c'est l'étanchéité entre les planches...
Quelqu'un peut m'expliquer en mots simples, pour le cancre au fond près du radiateur, comment on réalise cette étanchéité?
Je suppose que c'est là qu'interviennent le coton et le goudron dont parle Wedell?
Wedell pour répondre à ta question, c'est vrai qu'il n'y a pas que le teck ici. C'est seulement le meilleur compromis entre qualité et prix.
Petit topo sur les bois disponibles:
- Le moins cher: le kpakpa: un bois rouge très dense, qui se débite frais, parce qu'un fois sec, il est impossible à travailler tellement il est dur! Les scieries refusent de le débiter 15 jours après l'abattage!. Son plus gros défaut, outre sa dureté, c'est qu'il se déforme très fort en séchant.
- L'acajou... Plus cher, plus joli, mais les mêmes défaut que le kpakpa., surtout la déformation.
- Le faux ébène: même souci que le kpakpa, se déforme moins, mais de l'acier une fois sec. Esthétique très particulière, contraste important entre le blanc et le noir.
- L'eucalyptus: de l'acier trempé! Très lourd! Toute l'ossature de ma maison est faite de billes d'euclyptus! Mais impossible à débiter, il éclate ou se fend quand il est en planches.
- Le kosso: à peine moins cher que le teck, mais beaucoup plus difficile à travailler. Seul avantage: il est plus courant que le teck. C'est le bois généralement utilisé par les menuisiers d'ici. On le trouve aussi couramment en madriers de 4m, ce qui permet évidemment plus de possibilités.
- Le teck: le plus fiable et le plus facile à mettre en oeuvre. L'approvisionnement est de + en + difficile.
- L'afzélia: très joli, très agréable à travailler, mais cher! Et avec beaucoup de pertes, les madriers réservent des surprises à l'intérieur (sorte de charbon), indécelables de l'extérieur! Très difficile à budgétiser! Et uniquement en madriers de 2m.
- L'iroko: magnifique, mais introuvable! Y en a plus un seul au Bénin, ni au Togo. Il en reste un peu au Nigéria.
J'ajoute pour le plaisir de Wedell, qu'après les avoir tous essayés, le teck est le seul qui est compatible avec l'époxy! Les autres ont tous les fibres trop serrées pour que l'époxy pénètre correctement.
Peut-on remplacer la cafetière par mr Johnny Walker?
Attends, Sion! Allah marche!
- wedell
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Si tu es copain avec Mr Walker, marche à l'ombre.
Pour la longueur des bois, si il y a du Kosso en grande longueur, c'est aussi bien pour la structure, sinon on peut faire une boite à scarf et scarfer en serie pour obtenir des planches de 7m. Scarf au 10e et collage à l'époxy, bien sûr, pas à la PPU.
Le calfatage, tu te demandes comment les rafiots en bois peuvent flotter, c'est ça?.
Dans le cas qui nous préocupe, c'est simple:Pour la sole, il n'y en a pas. Du moins quand le bateau est neuf. Les bordés de fond étant transversaux, on pose tout les 5/6 bordés une clé qui est en fait deux bordés légèrement trapezoïdaux et un peu plus longs. Une fois le fond posé, on force ces clés à coups de maillet avant de les clouer, ce qui a pour effet de resserrer les coutures. Quand le bateau est mis à l'eau, le gonflement du bois fait le reste.
Pour les côtés, le calfatage consiste à introduire à force entre les bordés un cordon de coton ou d'étoupe. La force à appliquer est une question d'habitude mais on arrive assez rapidement à juger du serrage à l'oreille. Quand le marteau rend un son clair, c'est bon, en principe.
Evidement, mieux les bordés ont été ajustés au départ et plus c'est facile, surtout si on a pensé à mettre un petit coup de rabot sur l'arête des bordés pour faciliter la mise en place du calfatage.
C'est surprenant comme l'opération donne de la rigidité à une coque. Un canot qu'on pouvait branler en le secouant par l'étrave retrouve une bonne rigidité et devient une structure homogène après mise à l'eau. C'est pourquoi il ne faut pas calfater trop fort un bateau neuf ou bien sec, il pourrait forcer la structure et se déformer en gonflant.
Voilà, c'est simple au fond.
Pour la longueur des bois, si il y a du Kosso en grande longueur, c'est aussi bien pour la structure, sinon on peut faire une boite à scarf et scarfer en serie pour obtenir des planches de 7m. Scarf au 10e et collage à l'époxy, bien sûr, pas à la PPU.
Le calfatage, tu te demandes comment les rafiots en bois peuvent flotter, c'est ça?.
Dans le cas qui nous préocupe, c'est simple:Pour la sole, il n'y en a pas. Du moins quand le bateau est neuf. Les bordés de fond étant transversaux, on pose tout les 5/6 bordés une clé qui est en fait deux bordés légèrement trapezoïdaux et un peu plus longs. Une fois le fond posé, on force ces clés à coups de maillet avant de les clouer, ce qui a pour effet de resserrer les coutures. Quand le bateau est mis à l'eau, le gonflement du bois fait le reste.
Pour les côtés, le calfatage consiste à introduire à force entre les bordés un cordon de coton ou d'étoupe. La force à appliquer est une question d'habitude mais on arrive assez rapidement à juger du serrage à l'oreille. Quand le marteau rend un son clair, c'est bon, en principe.
Evidement, mieux les bordés ont été ajustés au départ et plus c'est facile, surtout si on a pensé à mettre un petit coup de rabot sur l'arête des bordés pour faciliter la mise en place du calfatage.
C'est surprenant comme l'opération donne de la rigidité à une coque. Un canot qu'on pouvait branler en le secouant par l'étrave retrouve une bonne rigidité et devient une structure homogène après mise à l'eau. C'est pourquoi il ne faut pas calfater trop fort un bateau neuf ou bien sec, il pourrait forcer la structure et se déformer en gonflant.
Voilà, c'est simple au fond.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.