Bonjour à tous,
Du nouveau sur mon bateau et mon envie de faire un périple avec. J’ai été retardé par un projet Mont-Blanc (ascension réussi !

) mais désormais je vais pouvoir d’y mettre à fond.
Une des clés pour pouvoir naviguer en mer c’est de fermer toutes les entrées d’eau possibles, à commencer bien sûr par une jupette.
Cette jupette n’a pas était facile à faire car je n’avais pas conçu l'hiloire pour cette fonction (à la base j’étais censé faire du lac seulement), le gros problème étant la zone arrière sans hiloire du tout, et les grands bords droits où il est difficile de s’accrocher dessus efficacement.
Après un premier essai infructueux de faire une jupette lourde qui aurait fermé l’arrière du cockpit par poids, je me suis rendu compte qu’il fallait forcément compléter l’hiloire à l’arrière pour faire un rebord étanche et une forme crochetante qui passe au dessus des bouts de palonnier. Au vu des contraintes de place, j’ai fait ça en thermoformant une cornière PVC que je n’ai malheureusement pas trouvé en noir et qu’il a fallu peindre (je ne me fait aucune illusion sur le fait que la peinture s’écaillera vite, mais le style c’est important

).
Ensuite j’ai pu coudre la jupette à partir d’une vieille toile de tente que j’avais en stock. L’idée c’est qu’une ralingue rigide passe sous le crochet de la cornière et aille jusqu’au bord avant de l’hiloire, là la ralingue devient élastique et passe sous le par-vague. Un poil galère à monter, mais ça tient assez bien et ça s’enlève rapidement.
Pour éviter que l’eau s'accumule au milieu, j’ai mis une perche mobile en plastique qui vient bomber un peu l’hiloire. Pour le moment je n’est testé qu’en eau calme donc ça n’a pas eu le temps de vraiment servir. J’attends de voir si c’est à même d' évacuer par dessus bord des paquets de mers.
Autre point d’importance pour étancher le bateau, c’est les trous qui permettent de le vider facilement. J’ai tout simplement acheté des bouchons de liège que j’ai retaillés et que j’ai installés avec une cordelette pour ne pas les perdre.
Sur cette photo on voit aussi le nouveau système pour tenir la pagaie sur le pontage lors d’une navigation sous voile où pour débarquer. Ça marche plutôt bien, mais comme toutes les pièces imprimées 3D exposées au soleil, je vais devoir les imprimer à nouveau pour ne pas qu’elles se ramollissent sous la chaleur.
J’ai pu m’entrainer à faire un bivouac au lac de Montbels pour tester la capacité d’emport du bateau. Finalement les 130L du coffre se remplissent assez vite avec des sacs étanches si on ne range pas dans un ordre soigné, mais ça m’a semblé suffisant pour un périple estival d’une semaine. Avec tout le matériel et quelques litres d’eau potable à bord, le bateau flottait à 2 ou 3° en arrière, ce qui m’a rassuré sur le design car j’avais peur qu’il soit trop en avant avec le poids du gréement.
Niveau étanchéité, malgré une navigation sur un lac miroir et toutes mes améliorations (la jupette laisse passer quelques gouttes qui traînent dessus), j’ai trouvé un litre ou deux à l’intérieur après quelques heures. J’ai peur que ce soit la coque qui ne soit pas suffisamment étanche, je vais mettre de l’eau dedans et voir si où elle sort.
Dans tous les cas, je prévois de garder la pompe poire en permanence prête sur le pontage, et si je fais ce périple je vais devoir écoper régulièrement que ce soit à la voile (une main dispo donc ça va) ou à la pagaie (pause obligatoire).
Prochaine étape c’est de finir la nouvelle voile et naviguer avec dans des conditions plus venteuses.
