Page 8 sur 9

Re: Tanto

Posté : 26 mai 2012 12:33
par alien
si je peut me permettre, j'ajouterais aussi :
- poignées ou sangles de portage
- réserves de flottabilité
- vide vite
http://www.paris-voile.com/1256-vide-vi ... ecial.html

Le remorquage fut beaucoup plus périlleux même à 3 noeuds !
Difficile de ralentir sous peine de se faire téléscoper.
Fallait zig zaguer pour prendre les vagues des promène c... de face .
On aurait du poser l'avant du bateau sur la jupe avec quelques pare battage .

Notons quand même que cette fois personne n'est tombé à l'eau :smt006

Re: Tanto

Posté : 26 mai 2012 19:40
par SVS
alien a écrit : - poignées ou sangles de portage
- réserves de flottabilité
- vide vite
Il y a déjà presque 300 litres de réserves de flottabilité dans deux caissons étanches (un à l'avant et un à l'arrière). Tanto is division-240 inside.

C'est sûr que ça aiderait d'avoir une meilleure prise pour le portage sur la plage. Mes doigts me font encore mal ! Je vais étudier la question.

Plutôt qu'un vide-vite, l'urgence est d'éviter que l'eau ne rentre. Toujours par le puits de dérive. Je vais fabriquer un couvercle à celui-ci (une sorte de dérive raccourcie).

J'ai aussi pu constater que la pagaie ne sert à rien. En tout cas pas lorsque je suis seul à bord. Peut-être fixer des dames de nage ?

Expérience enrichissante, ce premier contact avec l'eau salée...

A+

SVS

Re: Tanto

Posté : 26 mai 2012 22:18
par alien
la division 240 c'est bien .
Flotter droit c'est mieux :D
Il faut des flottabilités latérales le plus haut possible.
Càd sous le pont .
Sinon, il est impossible, après un déssalage, de remonter à bord et de vider le bateau .
Empêcher l'eau de rentrer est assez illusoire quand on est en situation de détresse !
Quand on est parti au bain et que le bateau est couché, si il ne se remplit pas il va dériver et on aura du mal à le suivre à la nage .
La manoeuvre classique consiste à essayer de mettre le bateau sur la tranche puis monter sur la dérive pour essayer de le remettre à l'horizontale .
Une fois le mat d'aplomb, l'étape suivante consiste à faire un genre de roulé-boulé style para pour remonter à bord .
Pour ceci, il faut l'équivalent du poids d'un bonhomme en flottabilité latérale sinon le bateau va se recoucher .
Si on a réussi le roulé-boulé, il faut vider très vite car ça peut se remplir aussi vite qu'on vide .
Donc prévoir un seau à bord (attaché par un bout).

On va encore dire que je critique mais une dérive et un gouvernail pivotants pourraient être envisagés en variante pour les versions futures .

Ceci dit, j'ai découvert un Hautes Côtes de Beaune à mourir pour 5.90€ . Faut acheter au moins 48 bouteilles pour avoir le port gratuit . Je suis partant pour 24 :oops:

Re: Tanto

Posté : 26 mai 2012 22:41
par ronanm
Alors là! pas du tout d'accord avec Alien! mon expérience du dériveur me fait dire que les flottabilités doivent être placées au niveau de la flottaison pour garder un franc-bord convenable une fois le bateau redressé; j'ai pu voir l'inefficacité d'une ceinture de flottabilité placée au niveau du livet sur une annexe... ça sert juste de défense. De plus, il est bien rare que le puits de dérive monte très haut,il est très désagréable d'avoir à écoper plus vite que ça rentre par le puits, comme sur une caravelle par exemple...
Après ces histoires d'eau, le hautes côtes de Beaune me semble tout à fait adéquat, mais je suis plus Bordeaux ou vins de Loire... À 6 E, on peut avoir des St Émilion magnifiques

Re: Tanto

Posté : 26 mai 2012 23:11
par alien
Il n'y a pas de désaccord !
L'important est d'avoir une réserve de flottabilité latérale .
La position en hauteur, c'est suivant comme on peut faire !

Pour ceux qui s'en souviennent, on a eu une petite discussion avec Paul Bonnel sur la question .
Il n'y a pas de réserve de flottabilité sur les Guépards .
C'est voulu et c'est logique .
Qui va redresser un bateau de 600kg ?
Et pourtant il flotte même coulé .

Re: Tanto

Posté : 27 mai 2012 10:13
par SVS
Étant très mauvais barreur et ayant de ce fait passé beaucoup de temps à nager autour de divers Laser et 420, je comprends parfaitement les remarques d'Alien. (Je me suis même cassé une côte sur le plat-bord d'un Laser en remontant à bord, fatigué, après un Nième chavirage).

Dans le cas du Tanto comme de tout dériveur large, il y a contradiction entre deux objectifs : d'une part faire en sorte que le bateau s'enfonce au maximum lorsqu'il est couché pour limiter sa prise au vent (et la propension de la coque à pousser le mât vers le bas jusqu'à un retournement complet) et d'autre part faciliter la remontée à bord. Que les réserves de flottaison soient dans des caissons dans l'axe, ou sous le pont, ou sous les planchers, on pourra toujours invoquer l'un des deux objectifs pour justifier le choix.

La division 240 me semble frappée à l'aune du bon sens lorsqu'elle encourage à tester le dessalage in vivo plutôt que sur le papier. J'admets ne pas l'avoir fait jusqu'au bout :oops: .

Ce que j'ai fait : à un endroit où j'avais pied, j'ai couché le bateau sur le flanc, pour vérifier qu'il n'avait pas tendance à faire tortue et pour mesurer l'effort à faire porter sur la dérive pour le redresser. L'expérience a eu une conclusion inattendue : j'ai surtout pu me rendre compte combien le bateau couché flottait haut. Le pont est suffisamment large pour que, couché, il n'embarque pas d'eau du tout. Et du coup, la prise au vent est massive. Je me suis rassuré dans ma petite tête en me disant que, si j'avais vraiment dessalé, le bateau aurait embarqué plus, et qu'avec la houle, etc.

Pour remonter à bord, sur un 420, on se met de part et d'autre de la coque. Sur un Laser, on est seul, et on table sur le poids de la coque pour faire contrepoids. Sur le Tanto, j'imagine que c'est pareil, mais je n'ai pas essayé.

Donc, il faut tester tout ça. J'attends avec impatience notre prochaine rencontre pour qu'on puisse aller tous ensemble à la patouille au milieu du golfe du Morbihan et que l'on compare nos techniques para-commandos.

Qu'importe le vin, car on préférera sûrement le consommer chaud, avec de la cannelle... :tchin:

A+

SVS

Re: Tanto

Posté : 27 mai 2012 23:04
par Luc
:lol: :lol: je cherche des volontaires pour faire un test de dessalage avec Elendil version div 240 et du vin à la canelle pour les impétrants. :tchin:

Re: Tanto

Posté : 27 mai 2012 23:19
par alien
on taquine :D

J'ai effectivement constaté que la largeur du plat bord/pontage mettait le bateau à l'abri d'un remplissage par le coté .

Mon expérience de nombreux dessalages avec toutes sortes d'engins dont un certain nombre à marotte me permet d'affirmer que danger vient de l'avant .

Le schéma est classique et toujours le même :
- un joli bord de largue, on va très vite
- survient une risée ou une mauvaise vague
- le bateau part au lof, l'avant s'enfonce, l'arriere se soulève, la ou les voiles poussent vers l'avant
- la marotte s'enfonce jusqu'à arrêter le bateau
et là, il rentre beaucoup d'eau par l'avant .
Si le bateau est léger (genre cata), cela peut se terminer par un soleil.

Re: Tanto

Posté : 28 mai 2012 14:55
par SVS
Ouaip. J'admets que "l'arrêt-buffet" est ma hantise. Il paraît que c'est là qu'on casse le bateau et qu'on se fait vraiment mal...
Je n'ai jamais connu moi-même, mais j'ai vu un équipage de Hobie-Cat le faire devant mes yeux ébahis (c'est très spectaculaire !) Je peux témoigner que l'équipière tremblait en sortant de l'eau, et pourtant elle n'était pas une débutante ! (Elle était au trapèze, et son entrée dans l'eau a été brutale et scabreuse). Brrrr.

Ça permet de boucler avec un autre sujet récemment évoqué : le programme. Tanto est un bateau de lac et de temps de demoiselle. Pas un baroudeur pour la piaule bretonne. Ça va sans dire, mais ça va encore mieux en le disant.

A+

SVS

Re: Tanto

Posté : 28 mai 2012 15:35
par Padélis-Célakélos
De toute façon, en dehors de toute velléité de régates, il suffit de porter la toile du temps et les problèmes sont rares.
A ce sujet, moi j'aurais bien vu au moins une bande de ris dans la grand voile, elle est balaise la salopiaude :shock:
C'est peut être au programme des modifs ?

Re: Tanto

Posté : 28 mai 2012 16:46
par knor
:smt006
j'ai fait un soleil avec un hobby. j'en ai arraché les sangles de callage des pieds depuis je n'ai pas réessayer le hobby. quand ça cabane ça va trés vite cul par dessus tête et quand on est remonte sur le tremplin retour à quai avec la musique du venten mineur dans les haubans
resultat: les bateaux de sport pas pour moi

Re: Tanto

Posté : 18 août 2013 15:48
par SVS
Bonjour à tous,

Deux photos prises cette semaine à Serre-Ponçon, avec à la barre un moniteur de voile. Sans foc, car coup de Mistral en cours.

Juste pour ranimer la flamme d'Athanase.

Image

Image

A+

SVS

Re: Tanto

Posté : 18 août 2013 20:01
par to
Ah, les vacances... j'espère que vous en avez bien profité. Au fait, c'est pas vous qui avez oublié de rendre le canoë de loc' ? :smt066

Pour la première photo, c'est peut-être la seule fois que j'aurais l'occasion d'avoir ce point de vue sur le Tanto, mon "Excalibur" ne sera sans doute pas aussi rapide, à moins d'une confrontation sur mes eaux bretonnes...

Re: Tanto

Posté : 23 août 2013 10:26
par athanase
hello,

C'est quand même la classe un Tanto...
Merci SVS :tchin:

La flamme brûle toujours mais que c'est chiant de poncer :mrgreen:

bientôt des photos.

Re: Tanto

Posté : 27 août 2013 09:10
par SVS
Bonjour à tous,

Grâce soit rendue à mon beau-frère (jusqu'à la 13ème génération) ! Voilà enfin des photos du Tanto avec toute sa garde-robe.

Image

Image

A+

SVS