Bonjour !
Plusieurs points :
- Un bateau est toujours trop petit en navigation (théorème, voire axiome, du "mètre qui manque"). Il est toujours trop grand à la construction, à l'entretien, sur route et sur les factures portuaires...
- Tout, donc, encore une fois, comme dans la vraie vie, ne sera que compromis...
- Sans vouloir aller jusqu'à "j'ai fait Verdun", voici une photo d'une remorque de 12 m portant un motoplaneur SF28, que j'ai ramené du nord de Nancy au sud de l'Aveyron (850 bornes), par l'autoroute (Nancy - Lyon - St Étienne) puis à travers le Massif Central (Le Puy, col de la Pierre Plantée à 1264 m - Mende - Millau - St Affrique), en 9 heures, avec un fourgon à propulsion (grosses boîtes à outils les bienvenues à la verticale du pont arrière) de 150 CV. L'ensemble remorque + motoplaneur ne faisait que 750 kg, ce qui était plutôt un handicap, face au vent traversier (l'aéronautique, c'est comme la lingerie féminine : plus c'est léger, plus c'est cher...)... Avec le même fourgon, j'ai tracté une mini-pelle de 2,5 T, sur une remorque double-essieu de 1 T (désolé, je n'ai pas de photo). Ça s'est très bien passé aussi. Si j'y suis arrivé, moi, ça veut dire que n'importe qui peut y arriver... Donc la dimension et le poids sur une remorque ne sont pas un obstacle rédhibitoire, tant qu'on reste dans le domaine du raisonnable... La peur n'a jamais réduit le danger...

- Pour convaincre une dame, il est toujours bon de prendre le problème à l'envers... Plutôt que l'utilité d'un bateau, tâter le terrain sur les bienfaits d'un éloignement temporaire du cadre restreint de la maison, par exemple. Si madame tient les cordons de la bourse, appuyer sur l'économie réalisée en navigation, par un mode de vie plus spartiate, donc plus sain, etc., etc. Quelqu'un qui a suffisamment d'imagination pour avoir l'idée de construire et utiliser un bateau en bois, ne devrait pas avoir trop de problèmes pour savoir comment s'y prendre de ce côté-là...
- Argument subsidiaire : les gros câlins dans le roulis, hmmmmm
mmmmmmmmmm !...
Voire, mais nous eûmes soif !...